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les bons coins de pêche dans le Gard
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| LE
VISTRE
Drainant la plaine Nîmoise, ce
cours d’eau a subi d’importants aménagements de calibrages
hydrauliques, défavorables à la biodiversité. De
nouveaux travaux de reconquête écologique sont en cours.
Le Vistre prend source dans le canton de Redessan, traverse les canton
de Marguerittes, canton de Saint-Gilles, canton de Vauvert, conflue
dans le canton d'Aigues-Mortes, le tout dans le seul arrondissement
de Nîmes.
Des travaux sont programmés et les efforts de la qualité
de l'eau sont constants. D'un intérêt halieutique limite,
sa basse vallée est un peu plus intéressante. Les carpes
sont magnifiques et leur pêche à la grande
canne ou au
quiver vous laisseront des souvenirs inoubliables.
Un petit coin très isole sur le Vistre, entre Vestric et Vauvert,
recèle de belles carpes communes. Son intérêt halieutique
est limite, sauf dans sa basse vallée, un peu plus intéressante.
Vous pourrez vous mesurer avec les brochets,
black
bass, carnassiers aux leurres, carpes,
carassins,
poissons blancs au coup et chevesnes,
barbeaux
à rôder.
UNE PARTIE DE PÊCHE
La bande de copains composée de Stéphane Meha, Gregory
Dreycke et moi-même, avions décidé de tenter notre
chance malgré les eaux grossies de la rivière.
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| Trois
méthodes pour un poisson
Stephane préfère le pôle feeder de 50 grammes même
si quelques embâcles de bambous, roseaux et autres haies emportées
par la crue dérivent régulièrement. Il doit souvent
remonter sa ligne sous peine de perdre son montage.
- corps de ligne en 20/100
- bas de ligne 16/100
- hameçon 12 pour un panache ver/maïs
Personnellement je commence au
flotteur boule de 0.8 gr à 10m, puis après
une heure, j'utilise un flotteur
plat de 0.75 gr à 4m de la berge.
- corps de ligne en 16/100
- BDL de 14
hameçon de 14 esche d’un grain de maïs.
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| Une
carpe, le repos, la reprise
Malgré toutes leurs tentatives et la patience des ces pêcheurs
qui ont un savoir faire certain, la pêche du matin est vraiment
difficile.
Seul Gregory fait une petite carpe d’un kilo.
Vraiment pas de quoi pavoiser.
Malgré tout, pour une fois, il fait beau et tout ce petit monde
déjeune sur l’herbe salue par quelques promeneurs surpris
devant l’équipement hors du commun.
L'après-midi est plus intéressante et le soleil réveille
les carpes qui s'entassent dans les bourriches..
Gregory monte sa
canne à emmanchement pour une pêche au
Cralusso de 3 grammes.
La fin justifie les moyens dans ces eaux troubles et trop rapides.
- Corps de ligne en 18/100.
- Bas de ligne en 16/100, hameçon N°14 pour escher un ver
de berge (les vers à tête noire sont très nombreux
à cet endroit, sous terre à moins de 15cm de la surface).
Contrairement à Gregory qui rappelle avec des petites boules
d’amorces, je préfère rappeler régulièrement
au maïs toutes les 3 coulées.
Mais il y a du courant.. Ça va trop vite !
Au final la pêche
aura été difficile mais très belle... voyez les
photos !
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JOUR
DE PECHE
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Le
soleil
se
levait
doucement
sur
les
berges
du
contre-canal
du
Rhône,
dessinant
des
bandeaux
d’or
sur
l’eau
immobile.
En
amont
du
barrage
de
Vallabrègues,
les
berges
grouillaient
de
pêcheurs,
chacun
affairé
à
son
poste
comme
un
capitaine
préparant
son
navire.
C’était
le
jour
de
la
«
Coupe
du
Gardon
»
et
l’air
vibrait
d’une
tension
chaleureuse
:
rivalités
amicales,
rires
retenus
et
le
cliquetis
des
boîtes
d’amorce.
Chacun
épiait
discrètement
ce
que
faisait
le
voisin.
Je
m’installai
à
l’ombre
d’un
canisse,
la
canne
en
emmanchements
calée
sur
le
repose-canne.
Ma
canne,
une
9,50
m
,
était
parfaite
pour
ce
poste
pas
vrraiment
large;
elle
offrait
portée
et
sensibilité
sans
être
lourde
ni
encombrante.
..
....
Pour
le
flotteur,
je
choisis
un
modèle
olive
allongée
(1.80
m
de
fond)
de
0,60
g,
coincé
avec
trois
gaines
silicone
sur
la
quille
pour
pouvoir
régler
précisément
l’équilibre
selon
la
profondeur
et
retrouver
ensuite
le
repère
que
j'ai
tracé
au
feutre
blanc
sur
le
kit.
Le
montage
était
classique
:
hameçon
n°18
sur
un
bas
de
ligne
de
0,08
mm,
nylon
principal
0,10
mm,
plombée
dégressive
(plombs
Styl).
L’amorce
que
j’avais
préparée
la
veille
respirait
l’expérience
:
-
5
parts
de
chapelure
rousse
-
1
part
de
chènevis
moulu
-
1
part
de
biscuit
-
1
½
part
d’épiceine
-
1
part
de
farine
de
maïs
-
1
part
d’additif
vanille
J’avais
mouillé
l’ensemble
progressivement
dès
mon
arrivée
sur
le
site
(avec
l’eau
du
canal),
puis
tamisé
l’ensemble
pour
éliminer
les
grumeaux.
La
finesse
permettait
d’éviter
que
l’amorce
ne
devienne
trop
compacte,
tout
en
restant
suffisamment
«
cassante
»
pour
se
déliter
sur
le
fond
et
former
un
joli
nuage.
Pour
l’amorçage
principal,
je
misais
sur
des
boules
de
80
mm,
qui
seraient
lancées
au
coup
de
sirène,
puis
une
attente
de
vingt
minutes
avant
le
premier
rappel
avec
des
boulettes
de
40
mm
déposées
à
la
coupelle
«
pile-poil
»
sur
mon
flotteur
pour
maintenir
les
gardons
actifs…
sans
les
rassasier.
Le
signal
du
départ
résonna
à
11
heures.
La
première
heure
fut
une
danse
de
touches
vives
:
le
flotteur
se
courbait,
reprenait
sa
position,
des
tapes
légères
trahissaient
la
bouche
fine
du
gardon.
Je
veillais
à
la
tension
de
la
ligne
—
pas
trop
lâche
pour
conserver
la
détection,
pas
trop
tendue
pour
ne
pas
effrayer.
Dès
qu’un
gardon
se
présentait,
je
ferrais
doucement,
car
ici
la
délicatesse
prime
sur
la
force.
Rapidement,
je
constatai
que
mon
avantage
sur
mes
deux
voisins
venait
de
deux
détails
:
la
régularité
du
rappel
et
la
granulométrie
de
mon
amorçage.
Là
où
mes
voisins
s’obstinaient
à
jeter
des
poignées
grosses
et
irrégulières,
j’entretenais
un
nuage
constant,
truffé
d’appâts
fins
sur
le
fond,
ce
qui
maintenait
les
gardons
en
activité
près
de
l’hameçon.
Sous
le
soleil,
exactement
à
midi,
alors
que
le
soleil
chauffait
fortement
la
surface
de
l'eau
(et
les
pêcheurs),
je
changeai
de
bas
de
ligne
pour
tenter
un
hameçon
légèrement
plus
fin
(un
numéro
20)
afin
d’escher
des
«
bananes
»
;
le
but
était
d’augmenter
le
poids
des
prises,
ce
qui
rapportait
lors
de
la
pesée.
La
bourriche
se
remplissait
de
poissons
argentés
aux
yeux
vifs.
Les
juges
avaient
mis
au
point
un
système
pour
la
pesée
:
chaque
gardon
valait
deux
fois
plus
que
les
ablettes
et
les
brèmes,
favorisant
ainsi
la
stratégie
consistant
à
privilégier
les
gardons
plutôt
que
la
quantité
brute.
Vers
15
heures,
le
vent
tourna.
Cela
rendit
la
lecture
du
flotteur
plus
capricieuse
et
je
passai
un
coup
de
feutre
noir
sur
l’antenne
pour
mieux
la
distinguer
dans
les
fines
vaguelettes
qui
scintillaient
sous
l’effet
du
soleil.
Je
changeai
aussi
l’élastique
intérieur
pour
un
diamètre
moins
souple
et
augmentai
légèrement
le
grammage
du
«
bouchon
»
pour
garder
une
lecture
nette.
À
mesure
que
la
journée
avançait
(la
compétition
durait
cinq
heures),
les
regards
étaient
plus
concentrés.
Les
ferrages
se
succédaient,
les
regards
en
coin
trahissaient
l’espoir
d’une
prise
décisive.
Mon
rappel,
désormais
minuté,
faisait
revenir
des
bancs
de
gardons
curieux
;
je
notai
mentalement
chaque
moment
de
moindre
activité
pour
ajuster
la
fréquence
d’amorçage.
L’un
des
moments
clefs
fut
un
changement
de
ligne
à
15
h
:
je
réduisis
la
longueur
du
bas
de
ligne
pour
«
raser
»
le
fond
;
un
choix
qui
me
rapporta
plusieurs
belles
prises
et
évita
la
prise
de
brèmets.
Dernier
signal
:
la
pesée
arriva
comme
l’ultime
verdict.
Les
juges
vidèrent
les
bourriches,
trièrent
les
gardons
des
autres
prises
et
posèrent
les
poissons
sur
la
balance.
Mon
cœur
battit
fort
lorsque
le
chiffre
s’afficha
:
une
belle
pesée
de
12
350
kg,
résultat
d’une
stratégie
soignée
et
d’un
travail
de
multiples
détails.
Le
bilan
de
la
journée
fut
plus
riche
que
le
trophée
:
camaraderie,
leçon
sur
l’amorçage,
la
patience,
et
la
certitude
que
la
pêche
au
coup
est
d’abord
une
affaire
de
finesse
et
d’observation.
En
rentrant,
la
rivière
s’éteignait
derrière
moi,
le
barrage
de
Vallabrègues
devenant
un
souvenir
scintillant.
J’avais
appris
que
dans
ces
compétitions,
ce
n’est
pas
uniquement
l’amorce
qui
compte,
mais
la
régularité
du
rappel
et
la
justesse
du
montage
pour
une
lecture
attentive
du
flotteur
:
l’art
discret
d’attirer
le
gardon
sans
jamais
le
brusquer
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BONS
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PECHE
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LOCALES
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COMMENT
SE RENDRE SUR LE PARCOURS
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AAPPMA
DE NIMES
|
A
Aubord, prenez la route de Bernis, traversez le Vistre et à l'entrée
de Bernis, prenez immédiatement la route de gauche qui vous mènera
au bord du Vistre.
De nombreux postes sont intéressants à pêcher, vous
avez le choix.
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Fédération
de pêche du Gard
34 Rue Gustave Eiffel
Zac de Grezan
30034 NIMES
Cedex 1
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