Depuis le 1er janvier 2006 vous êtes sur le site de Daniel LAURENT rédacteur et auteur halieutique indépendant

les bons coins de pêche dans le Gard



LE VISTRE
Drainant la plaine Nîmoise, ce cours d’eau a subi d’importants aménagements de calibrages hydrauliques, défavorables à la biodiversité. De nouveaux travaux de reconquête écologique sont en cours.

Le Vistre prend source dans le canton de Redessan, traverse les canton de Marguerittes, canton de Saint-Gilles, canton de Vauvert, conflue dans le canton d'Aigues-Mortes, le tout dans le seul arrondissement de Nîmes.
Des travaux sont programmés et les efforts de la qualité de l'eau sont constants. D'un intérêt halieutique limite, sa basse vallée est un peu plus intéressante. Les carpes sont magnifiques et leur pêche à la grande canne ou au quiver vous laisseront des souvenirs inoubliables.
Un petit coin très isole sur le Vistre, entre Vestric et Vauvert, recèle de belles carpes communes. Son intérêt halieutique est limite, sauf dans sa basse vallée, un peu plus intéressante. Vous pourrez vous mesurer avec les brochets, black bass, carnassiers aux leurres, carpes, carassins, poissons blancs au coup et chevesnes, barbeaux à rôder.

UNE PARTIE DE PÊCHE
La bande de copains composée de Stéphane Meha, Gregory Dreycke et moi-même, avions décidé de tenter notre chance malgré les eaux grossies de la rivière.


Trois méthodes pour un poisson
Stephane préfère le pôle feeder de 50 grammes même si quelques embâcles de bambous, roseaux et autres haies emportées par la crue dérivent régulièrement. Il doit souvent remonter sa ligne sous peine de perdre son montage.
- corps de ligne en 20/100
- bas de ligne 16/100
- hameçon 12 pour un panache ver/maïs
Personnellement je commence au flotteur boule de 0.8 gr à 10m, puis après une heure, j'utilise un flotteur plat de 0.75 gr à 4m de la berge.
- corps de ligne en 16/100
- BDL de 14
hameçon de 14 esche d’un grain de maïs.




Une carpe, le repos, la reprise
Malgré toutes leurs tentatives et la patience des ces pêcheurs qui ont un savoir faire certain, la pêche du matin est vraiment difficile.
Seul Gregory fait une petite carpe d’un kilo.
Vraiment pas de quoi pavoiser.
Malgré tout, pour une fois, il fait beau et tout ce petit monde déjeune sur l’herbe salue par quelques promeneurs surpris devant l’équipement hors du commun.
L'après-midi est plus intéressante et le soleil réveille les carpes qui s'entassent dans les bourriches..
Gregory monte sa canne à emmanchement pour une pêche au Cralusso de 3 grammes.
La fin justifie les moyens dans ces eaux troubles et trop rapides.
- Corps de ligne en 18/100.
- Bas de ligne en 16/100, hameçon N°14 pour escher un ver de berge (les vers à tête noire sont très nombreux à cet endroit, sous terre à moins de 15cm de la surface).
Contrairement à Gregory qui rappelle avec des petites boules d’amorces, je préfère rappeler régulièrement au maïs toutes les 3 coulées.
Mais il y a du courant.. Ça va trop vite !

Au final la pêche aura été difficile mais très belle... voyez les photos !

JOUR DE PECHE

 

Le soleil se levait doucement sur les berges du contre-canal du Rhône, dessinant des bandeaux d’or sur l’eau immobile. En amont du barrage de Vallabrègues, les berges grouillaient de pêcheurs, chacun affairé à son poste comme un capitaine préparant son navire. C’était le jour de la « Coupe du Gardon » et l’air vibrait d’une tension chaleureuse : rivalités amicales, rires retenus et le cliquetis des boîtes d’amorce. Chacun épiait discrètement ce que faisait le voisin.

Je m’installai à l’ombre d’un canisse, la canne en emmanchements calée sur le repose-canne. Ma canne, une 9,50 m , était parfaite pour ce poste pas vrraiment large; elle offrait portée et sensibilité sans être lourde ni encombrante.


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Pour le flotteur, je choisis un modèle olive allongée (1.80 m de fond) de 0,60 g, coincé avec trois gaines silicone sur la quille pour pouvoir régler précisément l’équilibre selon la profondeur et retrouver ensuite le repère que j'ai tracé au feutre blanc sur le kit.

Le montage était classique : hameçon n°18 sur un bas de ligne de 0,08 mm, nylon principal 0,10 mm, plombée dégressive (plombs Styl). L’amorce que j’avais préparée la veille respirait l’expérience :
- 5 parts de chapelure rousse
- 1 part de chènevis moulu
- 1 part de biscuit
- 1 ½ part d’épiceine
- 1 part de farine de maïs
- 1 part d’additif vanille

J’avais mouillé l’ensemble progressivement dès mon arrivée sur le site (avec l’eau du canal), puis tamisé l’ensemble pour éliminer les grumeaux. La finesse permettait d’éviter que l’amorce ne devienne trop compacte, tout en restant suffisamment « cassante » pour se déliter sur le fond et former un joli nuage.

Pour l’amorçage principal, je misais sur des boules de 80 mm, qui seraient lancées au coup de sirène, puis une attente de vingt minutes avant le premier rappel avec des boulettes de 40 mm déposées à la coupelle « pile-poil » sur mon flotteur pour maintenir les gardons actifs… sans les rassasier.

Le signal du départ résonna à 11 heures. La première heure fut une danse de touches vives : le flotteur se courbait, reprenait sa position, des tapes légères trahissaient la bouche fine du gardon. Je veillais à la tension de la ligne — pas trop lâche pour conserver la détection, pas trop tendue pour ne pas effrayer. Dès qu’un gardon se présentait, je ferrais doucement, car ici la délicatesse prime sur la force.

Rapidement, je constatai que mon avantage sur mes deux voisins venait de deux détails : la régularité du rappel et la granulométrie de mon amorçage. Là où mes voisins s’obstinaient à jeter des poignées grosses et irrégulières, j’entretenais un nuage constant, truffé d’appâts fins sur le fond, ce qui maintenait les gardons en activité près de l’hameçon.

Sous le soleil, exactement à midi, alors que le soleil chauffait fortement la surface de l'eau (et les pêcheurs), je changeai de bas de ligne pour tenter un hameçon légèrement plus fin (un numéro 20) afin d’escher des « bananes » ; le but était d’augmenter le poids des prises, ce qui rapportait lors de la pesée.
La bourriche se remplissait de poissons argentés aux yeux vifs.
Les juges avaient mis au point un système pour la pesée : chaque gardon valait deux fois plus que les ablettes et les brèmes, favorisant ainsi la stratégie consistant à privilégier les gardons plutôt que la quantité brute.

Vers 15 heures, le vent tourna. Cela rendit la lecture du flotteur plus capricieuse et je passai un coup de feutre noir sur l’antenne pour mieux la distinguer dans les fines vaguelettes qui scintillaient sous l’effet du soleil. Je changeai aussi l’élastique intérieur pour un diamètre moins souple et augmentai légèrement le grammage du « bouchon » pour garder une lecture nette.
À mesure que la journée avançait (la compétition durait cinq heures), les regards étaient plus concentrés. Les ferrages se succédaient, les regards en coin trahissaient l’espoir d’une prise décisive. Mon rappel, désormais minuté, faisait revenir des bancs de gardons curieux ; je notai mentalement chaque moment de moindre activité pour ajuster la fréquence d’amorçage.
L’un des moments clefs fut un changement de ligne à 15 h : je réduisis la longueur du bas de ligne pour « raser » le fond ; un choix qui me rapporta plusieurs belles prises et évita la prise de brèmets.
Dernier signal : la pesée arriva comme l’ultime verdict. Les juges vidèrent les bourriches, trièrent les gardons des autres prises et posèrent les poissons sur la balance. Mon cœur battit fort lorsque le chiffre s’afficha : une belle pesée de 12 350 kg, résultat d’une stratégie soignée et d’un travail de multiples détails.

Le bilan de la journée fut plus riche que le trophée : camaraderie, leçon sur l’amorçage, la patience, et la certitude que la pêche au coup est d’abord une affaire de finesse et d’observation.
En rentrant, la rivière s’éteignait derrière moi, le barrage de Vallabrègues devenant un souvenir scintillant. J’avais appris que dans ces compétitions, ce n’est pas uniquement l’amorce qui compte, mais la régularité du rappel et la justesse du montage pour une lecture attentive du flotteur : l’art discret d’attirer le gardon sans jamais le brusquer

BONS COINS ET POSTES DE PECHE


INFORMATIONS LOCALES

COMMENT SE RENDRE SUR LE PARCOURS

AAPPMA DE NIMES


A Aubord, prenez la route de Bernis, traversez le Vistre et à l'entrée de Bernis, prenez immédiatement la route de gauche qui vous mènera au bord du Vistre.
De nombreux postes sont intéressants à pêcher, vous avez le choix.

Fédération de pêche du Gard
34 Rue Gustave Eiffel
Zac de Grezan
30034 NIMES
Cedex 1

LA BAMBOUSERAIE D'ANDUZE - LE TRAIN A VAPEUR DES CEVENNES
À une courte distance des villages cévenols, la Bambouseraie d’Anduze offre un voyage étonnant où l’Asie flirte avec le midi méditerranéen. Allées ombragées, thésière géante et végétation exubérante composent un décor hors du temps : bambous géants, palmiers et espèces rares créent des perspectives changeantes à chaque pas.
En été, la fraîcheur des sous-bois invite à la promenade lente ; au printemps et en automne, la lumière rasante magnifie les silhouettes élancées des chaumes.

À l’écart, l’étang de Massillargues-Attuech déploie un autre visage du Gard : vaste miroir d’eau bordé de marais et de roselières, des postes de pêche pour les carpistes, les pêcheurs de black-basse et des poissoncs. Ici nde déroule régulièrement des compétitions de pêche au coup.


aramon - les contre canaux du rhône
le boissesson
la haute cèze le gardon d'anduze les étangs de nîmes
le barrage de la rouvière le vidourle à saint laurent d'aigouze les cévennes gardoises



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