Depuis le 1er janvier 2006 vous êtes sur le site de Daniel LAURENT rédacteur et auteur halieutique indépendant

les bons coins de pêche dans le Gard



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LE BOISSESON
Loin du tumulte des villes et des vacanciers jouant les "trempent-culs" le Boissesson est un tranquille petit cours d'eau entre torrent et ruisseau, riche en poissons.
Il fait partie d'un réseau des nombreux petits cours d’eaux des Basses Cévennes, qui apportent leurs oboles au débit de grandes rivières comme la Cèze et les « Trois Gardons »
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Entre les chênes verts, les buis et les genêts, le Boissesson, coule des jours heureux.
Le pêcheur de truites, découvrira au détour d’un des nombreux virages de la corniche des Cévennes un petit ruisseau tranquille « le Boissesson » qui saute et bondit de rochers en rochers.
Vous êtes en première catégorie, au royaume des pêcheurs au toc.
Profitez de cette « eau-baine ». La nature, la vraie, celle que l’on dit être à l’état sauvage, est là à vos pieds, si belle et si réelle.

Le ruisseau n’est pas très large, de 3 à 5 mètres et l’eau peu profonde.
A l’ombre d’un arbre arrêtez-vous, ne faîtes plus de bruit, savourez le silence et sachez observer. A la sortie d’un radier, une mouche vient d’éclore et la truite vient la gober à la surface d’un gracieux baiser.
Plus près, sur un rocher recouvert d’une mousse séduisante, une grenouille tente aussi de profiter de cette éclosion d’éphémères alors qu’un sedge s’hasarde maladroitement pour échapper au courant.
A l’occasion d’un méandre, un arbre couché au-dessus de l’eau offre un pont improvisé à cet écureuil vif comme l’éclair roux.
Il fait bon sous les frondaisons et l’eau fraîche et limpide nous offre son miroir accueillant.

Une ombre bouge, en amont, à quelques mètres…
C’est un pêcheur au toc car la pêche à la mouche est trop compliquée et ils ne sont pas très nombreux à s’aventurer sous les frondaisons, la voûte est basse, mais le bon technicien saura trouver l’espace par un lancer de coup droit, ou mieux encore un
lancer « arbalète".
Observez l’aisance de son geste et le bruit modéré de sa soie qui coupe les airs.
Les mouvements sont mesurés, précis ;
L’artificielle se pose avec délicatesse dans la veine d’eau et la fario imprudente se laisse tromper par cet artiste accomplit.

Quels sont les poissons présents sur le parcours
Truites farios de souche, goujons, vairons, blageons

Quelles sont les bonnes techniques de pêche sur ce parcours
La pêche, une vraie communion des sens et des savoirs, celui de la lecture de l’eau et du plaisir ancestral de la prise du poisson sauvage...
Pour le pêcheur au toc, une canne de 6 mètres téléréglable est suffisante.
Le pêcheur devra se confondre avec les blocs de rochers ou les chênes, en retrait de la berge, pour déposer sa teigne ou sa larve de trichoptère (la gratte comme on dit ici) à la sortie des courants. En amont, juste après la confluence d’un ru, vous arrêterez votre pêche itinérante… vous êtes dans la réserve.
La pêche est très appréciée dans le Gardon de Saint-André de Valborgne et ses affluents. Ce sont des rivières de première catégorie peuplées essentiellement de truites, de cyprinidés d'eaux vives et pour certains, d' écrevisses.

L’AAPPMA locale utilise des truites autochtones pour repeupler les rivières du secteur, pour le plus grand bonheur des pêcheurs qui encouragent la pêche des« authentiques », les farios, les vraies, à la robe si parfaite.
Symbole absolu des eaux pures, la truite fario sauvage est un beau poisson aux formes harmonieuses.
Plutôt sombre, son dos et ses flancs vont du noir au vert-olive ou bronze et sont constellés d'une majorité de points noirs et rouges sur les flancs.
Quelque soit la maille donnez-vous le plaisir d’augmenter la taille de votre challenge

Le ruisseau du Boissesson abrite une faune et une flore très intéressante, même si la pêche n’y est pas facile.
Le pêcheur saura s’attarder et musarder tout à loisir en prenant soin de ne pas modifier irrémédiablement ce cadre idéal par un comportement irresponsable.

à bientôt au bord de l'eau...

JOUR DE PECHE

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Le Boisseson en Cévennes gardoises
Il n'était pas encore six heures du matin quand Daniel chargea son sac dans la vieille Renault garée devant la maison. L'air sentait déjà la résine de pin et l'herbe humide. En ce début de mai, les Cévennes gardoises s'éveillaient doucement dans une lumière dorée qui caressait les flancs des collines.

Il prit la route de Maciès, longeant la crête d'Anduze jusqu'à descendre vers le vallon où le Boisseson courait en secret, loin des regards, avant de rejoindre le Gradon de Saint Jean du Gard.

Le Boisseson.
Un nom presque inconnu, une rivière de rien, à peine un fil d'eau sur les cartes d'état-major, et pourtant, pour qui savait regarder, un trésor. Ses eaux vives dévalaient sur les rochers en cascades courtes, se faufilaient entre les blocs de granit moussus, creusaient des fosses sombres où la truite fario attendait, immobile et méfiante.
Daniel le connaissait par cœur depuis sa source; chaque coude, chaque seuil, chaque plat courant que le soleil ne touchait qu'une heure par jour.
Il descendit le sentier en lacets, la canne au toc démontée sous le bras, le moulinet tintant légèrement contre le tube.
Soudain, sur le petit pont de pierre qui enjambait le Gardon pour accueillir le Boisseson, il aperçut une silhouette courbée vers la rivière: un gamin d'une quinzaine d'années, les yeux plissés, scrutait le courant en contrebas avec l'intensité d'un chercheur d'or.
— Tu cherches quelque chose ? lança Daniel en s'approchant.
Le gamin sursauta, puis sourit, un peu gêné.
— Des truites. Je sais qu'il y en a, mais je ne sais pas comment les prendre. Mon père dit qu'il faut pêcher au toc, mais je ne comprends pas trop comment ça marche.
Daniel posa son sac sur le parapet et défit son étui à cannes.
Il sortit une belle canne en 4 brins, légère comme une plume.
— Regarde. Au toc, l'idée c'est simple : on fait dériver l'appât naturellement avec le courant, comme si c'était une vraie larve qui se laisse porter.
Pour ça, le matériel doit être le plus discret possible.
Mon nylon fait seize centièmes, à peine plus épais qu'un cheveu. Le bas de ligne est encore plus fin : douze centièmes. La truite est méfiante ; un fil trop gros et elle file.
— Et le moulinet ? demanda le gamin en prenant la canne dans ses mains avec précaution.
— Un petit moulinet léger, bien réglé, pour récupérer vite si besoin. Mais le vrai travail, c'est la main. Tu tiens le fil entre deux doigts — comme ça — et tu dois sentir le fond : de petits chocs réguliers, les plombs qui rebondissent sur les cailloux. Si tu ne sens plus rien, t'es coincé. Si tu sens une résistance franche, différente, tu ferres.

Ils descendirent ensemble vers la berge.
Daniel montra au gamin un premier poste : une veine de courant rapide qui se glissait entre deux blocs immenses, couverts de lichen brun-vert, avant de plonger dans une fosse d'un mètre cinquante. De l'ombre, de la profondeur, une arrivée d'eau fraîche depuis un petit affluent... parfait.
— Sur une rivière comme le Boisseson, tu dois oublier les grands espaces expliqua Daniel en s'accroupissant. Ici, ça défile vite entre les rochers. Les truites se mettent là où elles dépensent le moins d'énergie pour attendre leur nourriture : juste derrière un gros caillou, à l'affût dans un calme, ou bien à la rupture entre le plat courant et la fosse.
Tu vises ces postes-là, pas le milieu de la rivière.
— Et comme appât ?
— Ce matin, j'ai des vers de terre. Daniel ouvrit une petite boîte et en sortit un ver frétillant. Pour les vers, j'utilise un hameçon fer fort numéro huit ou dix. Si tu passes aux larves: porte-bois, petites bêtes aquatiques ramassées sous les pierres, alors tu prends du seize ou du quatorze, beaucoup plus petit. La truite mange ce qu'elle voit dans l'eau ; il faut présenter quelque chose de naturel.
Le gamin hocha la tête, absorbant chaque mot. Daniel ferma la boîte et désigna la fosse d'un geste de la tête.
— Vas-y. Laisse le courant travailler pour toi. Ne force pas.
Le gamin s'exécuta, appliqué, la langue sortie. Sa première dérive fut hésitante, trop courte. La deuxième, meilleure. À la troisième, Daniel, posté quelques mètres plus en aval, vit la ligne hésiter, puis tendre brusquement.
— Ferre !
Un éclair argenté bondit hors de l'eau, puis plongea.

La canne vibra.
Le gamin, les yeux écarquillés, tint bon et ramena une belle fario de vingt-deux centimètres, le flanc moucheté de rouge et d'or, comme une braise dans l'eau claire.
Il la remit à l'eau, les mains tremblantes d'excitation.
Daniel sourit.
Il remonta le courant, chercha ses propres postes, une passe sous un aulne penché, une fosse cachée derrière un amoncellement de blocs et prit le temps de la journée, seul avec le bruit de l'eau et le chant du merle. La rivière était basse en ce début de saison, mais généreuse pour qui savait la lire.

En fin de matinée, il retrouva le gamin sur le pont de pierre.
Le soleil de mai était maintenant haut dans le ciel cévenol, chaud et franc, inondant les crêtes d'une lumière presque blanche. Les cigales commençaient à chauffer leur répertoire dans les genêts en fleur.
— Tu reviens demain ? demanda le gamin.
— Si la rivière le veut. Daniel chargea son sac sur l'épaule et tendit la main.
Bonne pêche, fils.
Ils se séparèrent là, sur ce vieux pont que la mousse gagnait lentement, avec le Boisseson qui murmurait en dessous, indifférent et éternel. Le gamin descendit vers l'aval, sa nouvelle science en poche, prêt à lire les eaux comme on déchiffre un livre secret.
Daniel remonta vers sa voiture, le cœur léger, les bottes encore humides, avec cette satisfaction tranquille que seule une matinée de pêche en rivière sauvage peut donner.


comment se rendre sur le parcours

 

A la sortie d'Anduze, prenez la D907 vers St Jean du Gard.
après 9 km, sur votre gauche prenez la petite route de Massies D984A qui descend vers le Gardon.
Traversez Massies et poursuivez votre route vers les Abeillères.
Remontez le ruisseau jusqu'au Mas de Poujols.


informations locales

Fédération de pêche du Gard
34 Rue Gustave Eiffel
Zac de Grezan
30034 NIMES
Cedex 1
RENSEIGNEMENTS
AAPPMA du GAHG

le tourisme-pêche dans le gard
BAMBOUSERAIE D'ANDUZE - TRAIN A VAPEUR DES CEVENNES
À une courte distance des villages cévenols, la Bambouseraie d’Anduze offre un voyage étonnant où l’Asie flirte avec le midi méditerranéen. Allées ombragées et végétation exubérante composent un décor hors du temps : bambous géants, palmiers et espèces rares créent des perspectives changeantes à chaque pas. En été, la fraîcheur des sous-bois invite à la promenade; au printemps et en automne, la lumière rasante magnifie les silhouettes élancées des chaumes. À l’écart, l’étang de Massillargues-Attuech déploie un autre visage du Gard : vaste miroir d’eau bordé de roselières, des postes de pêche pour les carpistes, les pêcheurs de poissons blancs.

le contre canal du Rhône à Aramon
le Boissesson canal du Rhône à Sète - les Capettes
la Cèze vers Potelières le Gardon d'Anduze le Grau du Roi
le barrage de la Rouvière le Vidourle à Saint Laurent d'Aigouze l'Arre au Vigan

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