AUTOUR
DE L'AIGOUAL
Forêts
denses, profonds
canyons, immenses
prairies de
causse sont
dosés harmonieusement
et communiquent
la quiétude
inhérente aux
grands espaces…
Il est évident
que la pêche
dans ce Massif
des Cévennes,
et plus précisément
de l'Aigoual,
demande des
efforts sportifs
qui sont récompensés
par de fort
belles truites
et des panoramas
exceptionnels.
Arrivé au sommet
de l'Aigoual,
vous culminerez
à 1565 mètres
et, par temps
clair, il est
possible de
voir le Mont
Blanc, le Mont
Ventoux, la
Méditerranée,
le Pic Saint-Loup
ou encore les
Pyrénées.
Il y a bien
sûr les Cévennes,
reliefs de caractère
aux rivières
à truites réputées
: la Vis
aux eaux cristallines,
la Dourbie
aux eaux tumultueuses
et beaucoup
d’autres à explorer
: l'Arre,
la Haute
Cèze,
le Haut Hérault,
les multiples
Gardons
et leurs ruisseaux
cachés.
Les analyses
génétiques conduites
ces dernières
années démontrent
que la fario
est de souche
sauvage à 95
%. De quoi pratiquer
une pêche authentique
dans un environnement
naturel.
L'histoire
de la construction
de la station
météo du Mont
Aigoual
SUIVEZ
LE GUIDE
LE
HAUT HÉRAULT
Classé
en première
catégorie de
sa source au
pied du Mont
Aigoual jusqu’à
sa confluence
avec l’Arre
à Pont d’Hérault,
ce fleuve côtier
présente dans
cette partie
le profil type
d’une rivière
cévenole schisteuse.
Sa configuration
variée faite
de seuils, de
« gours », de
courants et
de cascades
donne un intérêt
piscicole à
ce cours d’eau.
Poissons
dominants
Truites
fario, vairons,
blageons,
chevesnes
Techniques
de pêche préconisées
Truite au toc
et lancer
(cuiller,
vairon
mort manié
et à la mouche
sèche).
Pêche à rôder
sur les poissons
blancs en bas
du parcours.
Bons
coins
Peyregrosses
: Accès parking
après le pont
sur la D986,
marche 10 min
en remontant
la berge. Poste
: radiers et
lisses, bon
pour pêcher
en sèche/nymphe.
Le Prat
: Accès parking
au pont, courte
descente vers
la rivière (5–15
min). Poste
: cassures et
petites fosses,
idéal pour toc
et petits streamers.
Mas
Méjean
: Accès route
D986 puis piste/chemin
local (marche
15 min). Poste
: résurgences,
petites cascades
et fosses, eau
froide favorable
à la fario.
Le Moulin
de la Baraque
: Accès parking
près du hameau,
marche 15 min
par le sentier.
Poste : fosse
profonde et
petits ressauts
(streamers et
nymphes lourdes).
L’ARRE
L'Arre est une
rivière qui
prend sa source
au pied du Mont
Saint-Guiral.
Elle est formée
par la réunion
au Pont d'Arre
de 3 ruisseaux
: d'Estelle,
d'Arrigas et
d'Aumessas.
C'est une très
jolie rivière
à salmonidés
issue des contreforts
sud du massif
de l’Aigoual
qui doit sa
grande richesse
hydrobiologique
aux résurgences
d’eau calcaire
venues des causses
environnants.
Le grossissement
des truites
y est rapide.
Ses affluents
(Coudoulous,
Arboux) hébergent
de bonnes densités
de truites sauvages.
Poissons
dominants
Truites
fario, vairons,
barbeaux
méridionaux,
blageons,
chevesnes
Techniques
de pêche préconisées
C’est sans doute
le meilleur
cours d’eau
du département
pour la pêche
à la mouche
sèche. Dès le
début de saison,
préférez le
toc
ou le lancer
(cuiller, vairon
mort).
Bons
coins
L'Arre
(Secteur Alzon)
: Parking D999.
Eau fraîche
et oxygénée.
Techniques :
nymphe légère,
toc, et sèches
en soirée.
Vallée
de l’Arre (Arrigas)
: Portions encaissées,
courants vifs.
Idéal pour la
mouche sèche
(sedge/olive)
et nymphe au
fil.
Confluence
Arre-Hérault
: Grandes fosses
près du Pont
d’Hérault. Techniques
: lancer léger,
vairon mort
et streamers
le soir.
LA
VIS
La Vis, perle
des Cévennes.
Née sur les
contreforts
du Mont Aigoual,
la Vis
est sans conteste
l’une des rivières
les plus emblématiques
du sud des Cévennes.
Son parcours
fascinant débute
sous forme de
petit ruisseau
sinueux, encombré
et discret,
s’écoulant sur
un lit de schiste
avant de disparaître
totalement en
aval du charmant
village d’Alzon.
Ce phénomène
naturel, connu
sous le nom
de la Perte
du Fage, marque
le début d’un
voyage souterrain
impressionnant.
La rivière ressurgit
ensuite en flots
bouillonnants
à la puissante
source de la
Foux, offrant
un inoubliable
spectacle de
nature brute.
Des paysages
spectaculaires
et une rivière
mythique
La Vis façonne
ensuite de profondes
gorges calcaires,
sculptées par
les siècles,
et traverse
le somptueux
Cirque de Navacelles,
site inscrit
au patrimoine
mondial de l'UNESCO.
Dans ce décor
grandiose, chaque
méandre révèle
une nouvelle
facette de cette
rivière spectaculaire.
Plus en aval,
elle forme la
célèbre Cascade
de Saint-Laurent-le-Minier
avant de se
jeter dans l’Hérault,
en amont de
Ganges. Véritable
joyau du patrimoine
naturel français,
la Vis est également
considérée comme
l’une des plus
belles rivières
à truites de
l’Hexagone.
Un paradis exigeant
pour les pêcheurs
Ses eaux limpides
et glacées abritent
des truites
fario sauvages
d’une rare beauté.
Mais attention,
ces poissons
sont redoutablement
méfiants. Leur
capacité à détecter
la moindre anomalie
mettra à l’épreuve
même les pêcheurs
les plus aguerris.
Dans ce théâtre
naturel, la
discrétion,
la précision
et la patience
deviennent les
meilleures armes
du passionné.
À noter
: en aval de
Madières, plusieurs
secteurs sont
privés et limitent
l’accès à la
rivière.
Techniques
de pêche préconisées
Truite au toc
et aux appâts
naturels.
Excellente rivière
pour le vairon
manié.
Pêche à la mouche
sèche
et à la nymphe
au fil.
Poissons
dominants
Truites
fario, vairons,
blageons.
Bons
coins
Navacelles
— Les Moulins
(Résurgence
de la Vis)
Parking : Grand
parking du belvédère
ou village de
Navacelles ;
descente au
fond du cirque
(10–30 min).
Poste : Gours,
petites chutes
et courants
de résurgence
— truites postées
près des sorties
d’eau.
Techniques :
Nymphe fine
(14–18), toc
sur filets faibles,
petites sèches
au couchant.
Secteur
intermédiaire
(Gorges et radiers
en aval des
moulins)
Parking : Aires
de halte le
long des pistes
(indiquées sur
IGN) ; marche
5–20 min.
Poste : Radiers
longs, cassures
contre blocs
et petites fosses.
Techniques :
Nymphe au fil
dans les courants,
petites cuillers
ou streamers
pour sonder
les fosses.
Aval
— Cascade de
Saint-Laurent-le-Minier
Parking : Se
garer juste
après le pont
indiqué pour
la cascade ;
accès rive 5–10
min par sentier.
Poste : Profond
sous-cascade,
marges et baïnes
après rapides
; lieu d’alimentation
privilégié.
Techniques :
Nymphe lourde
ou streamer
le soir, toc
profond dans
les fosses,
vairon mort
si autorisé.
Le secteur
entre Madières
et Gorniès est
difficile d'accès
; nombreux accès
privés.
LE
CIRQUE DE NAVACELLES
C'est
une curiosité
géologique spectaculaire
nichée au cœur
des Gorges de
la Vis. Il s'agit
d'un cirque
naturel résultant
d'un vaste méandre
recoupé par
la rivière la
Vis, formant
un amphithéâtre
d'environ 2
kilomètres de
diamètre et
atteignant 300
mètres de profondeur.
Il correspond
à un méandre
abandonné que
la Vis a naturellement
délaissé il
y a 6 000 ans
; au fond de
cet ancien lit
se loge aujourd'hui
le hameau de
Navacelles.
Situé dans la
partie méridionale
des Grands Causses,
il marque la
frontière entre
le causse de
Blandas (Gard)
et le causse
du Larzac (Hérault).
Le site allie
intérêt géologique
et richesse
patrimoniale
: le hameau
conserve des
constructions
en pierres,
des bassins,
un vieux pont
et une cascade,
et propose des
restaurants
et des hébergements
pour les visiteurs.
En reconnaissance
de sa valeur,
le Cirque et
ses abords ont
reçu le label
Grand Site de
France en 2017
et sont intégrés
depuis 2011
au bien « Causses
et Cévennes
» inscrit au
patrimoine mondial
de l'UNESCO
pour ses paysages
culturels d'agropastoralisme
méditerranéen.
Pour admirer
ce paysage grandiose,
plusieurs belvédères
aménagés permettent
des panoramas
exceptionnels,
notamment les
belvédères de
Blandas et de
la Baume Auriol,
qui offrent
des points de
vue imprenables
sur le cirque
et la vallée
environnante.
Ce site attire
randonneurs,
photographes
et amateurs
de géologie,
offrant autant
d'expérience
contemplative
que d'opportunités
d'étude scientifique.
LA
DOURBIE
C’est
la seule rivière
du Gard en versant
atlantique.
Elle prend sa
source en amont
du Pont de Vacquiers
à côté du village
de l’Espérou.
Déroulant son
cours au milieu
de prairies
et bois de hêtres
magnifiques,
après un cours
relativement
tranquille jusqu’au
village de Dourbies,
elle s’enfonce
ensuite dans
un dédale de
gorges très
difficiles d’accès.
Cette rivière
attachante s’enfonce
au fond de gorges
impressionnantes,
laissant parfois
place à un petit
chemin.
À partir de
mai et en juin,
c’est le royaume
de la pêche
à la mouche
en eaux rapides.
La
Dourbie
offre une eau
d’une exceptionnelle
clarté. Pour
trouver un parcours
plus facile
d’accès, vous
descendrez jusqu’au
niveau de Saint-Jean-du-Bruel
en Aveyron.
En amont, dans
le Gard, les
gorges se rétrécissent
assez vite.
Les amateurs
de tranquillité
et de pêches
physiques trouveront
des parcours
éloignés et
parfois relativement
accidentés.
La truite, dominante,
partage son
milieu avec
quelques chevesnes
et vairons.
Toutes les techniques
de pêche
de la truite
sont envisageables,
avec une nette
préférence pour
le lancer en
début de saison,
le toc toute
l’année, et
la mouche dès
la fin avril.
Techniques
de pêche préconisées
Truite au toc
et aux appâts
naturels et
surtout pêche
à la mouche
sèche
à partir du
mois de mai.
Poissons
dominants
Cours d’eau
de type granitique,
cette agréable
rivière héberge
une bonne population
de truites fario
d’une combativité
qui fera la
joie des pêcheurs
les plus blasés.
Bons
coins
Secteur
Col du Minier
(Aval immédiat)
Parking : Bord
de la D999 ;
marche 5–10
min par sentier.
Poste : Radiers
courts après
le pont, cassures
le long des
berges. Techniques
: Nymphe au
fil (14–18),
toc, petites
sèches matin/soir.
Gorges
moyennes (Secteur
encaissé)
Parking : Aires
le long de la
route secondaire
; marche 10–20
min. Poste :
Fosses profondes
derrière blocs,
veines de courant
et zones calmes.
Techniques :
Nymphes plombées,
streamers, lancer
léger (cuillers
n°1–2).
Aval
(Grands plats
& confluences)
Parking : Parking
de village ou
bord de route
; 5–15 min à
pied. Poste
: Zone de mélange
des courants,
marges et baïnes
favorables.
Techniques :
Nymphe lourde
pour sonder,
vairon mort
ou petit leurre,
streamers le
soir.

LE
TRÉVEZEL
Né dans la fraîcheur
des reliefs
cévenols, en
amont de Camprieu,
le Trévezel
est sans doute
l’un des plus
beaux joyaux
halieutiques
des Cévennes.
Affluent spectaculaire
de la Dourbie,
il incarne à
lui seul tout
ce que la pêche
en rivière de
montagne peut
offrir de plus
authentique.
D’abord impétueux
dans son lit
granitique,
il se faufile
entre blocs
et cascades,
puis se calme
et glisse avec
élégance dans
les sculptures
naturelles du
calcaire, dessinant
un parcours
aussi contrasté
que fascinant.
Ses eaux cristallines,
d’une limpidité
rare, abritent
une densité
exceptionnelle
de truites sauvages,
vives et puissantes,
dont certaines
atteignent des
tailles respectables,
capables de
plier les cannes
les plus robustes.
Chaque poste,
chaque cassure,
chaque veine
d’eau réserve
une surprise
à celui qui
sait lire la
rivière et adapter
sa technique
à ses humeurs
changeantes.
Longtemps éclipsé
par la renommée
de sa voisine
la Dourbie,
le Trévezel
attire désormais
les moucheurs
et les pêcheurs
aux leurres
en quête d’authenticité.
La diversité
de ses habitats
— courants rapides,
radiers lumineux,
fosses sombres,
plats cristallins
— en fait un
terrain d’expérimentation
inépuisable.
On y affine
sa gestuelle,
on y teste des
imitations fines,
de petites nymphes
ou des leurres
discrets, dans
un décor où
la nature reste
souveraine.
Ce sanctuaire
aquatique se
mérite.
L’accès aux
majestueuses
gorges du «
Pas de l’Âne
», en amont
du village de
Trèves, exige
un véritable
engagement physique
: sentiers escarpés
et dénivelés
soutenus mettent
à l’épreuve
les jambes les
moins entraînées.
Mais une fois
parvenu au bord
de ces eaux
translucides
serpentant entre
falaises blanches
et forêts profondes,
la fatigue s’efface
instantanément.
Le pêcheur comprend
alors pourquoi
ce secteur est
demeuré si préservé
: ici, rien
ne s’offre à
moitié, tout
se gagne.
La récompense
réside surtout
dans cette communion
rare entre la
rivière, la
montagne et
celui qui, canne
à la main, accepte
de se laisser
happer par la
magie des Cévennes.
Sur le Trévezel,
chaque journée
de pêche devient
une parenthèse
hors du temps,
un moment suspendu
où l’on redécouvre
la grandeur
de la nature
sauvage.
Techniques
de pêche préconisées
Truite
au toc et
aux appâts naturels,
le lancer
de cuiller
et le manié.
Pêche à la mouche
sèche à partir
du mois de mai.
Poissons
dominants
Truite
fario, vairon.
LE
RIEUTORD
Le Rieutord,
joyau de 1ère
catégorie dès
l’amont de sa
confluence avec
le discret ruisseau
de l’Elbes,
incarne l’essence
même du torrent
cévenol. Niché
dans un écrin
de montagnes
et de forêts,
il mérite largement
le détour pour
qui recherche
une expérience
de pêche authentique,
loin des foules
et des parcours
trop aménagés.
Ici, pas de
surenchère autour
des poissons
trophées : le
secteur amont
offre avant
tout une immersion
totale dans
un univers sauvage,
où chaque pas
demande attention
et humilité.
La truite fario,
reine des lieux,
y est aussi
belle que méfiante.
Discrète, parfaitement
camouflée entre
blocs de granite,
mousses et racines,
elle ne se laisse
approcher qu’au
prix d’une prospection
minutieuse.
Le plaisir réside
dans ce cheminement
patient, zigzaguant
de trou en courant,
sous la canopée
protectrice
des feuillus.
On y goûte une
sérénité rare,
rythmée par
le murmure de
l’eau et le
chant des oiseaux.
Sur ce type
de petit gabarit,
l’approche doit
être véritablement
chirurgicale
: posés courts,
dérives précises,
silhouette basse,
déplacements
feutrés. C’est
la raison pour
laquelle le
Tenkara s’impose
comme technique
reine sur le
Rieutord. Sa
discrétion,
sa légèreté
et sa précision
inégalée permettent
de déjouer les
farios nerveuses
de ce paradis
d’eau vive.
Plus qu’un simple
spot, le Rieutord
est un laboratoire
à ciel ouvert
pour affûter
ses réflexes
et sublimer
sa présentation.
Techniques
de pêche préconisées
Le tenkara,
la pêche à la
mouche traditionnelle
(en nymphe),
le lancer
ultra léger
et la pêche
à la « surprise
» sont bien
adaptés aux
eaux basses
et claires du
Rieutord.
Poissons
dominants
Truites
fario, vairons,
quelques barbeaux
méridionaux,
des blageons
et quelques
rares chevesnes.
à
bientôt
au bord de l'eau...