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C’est aussi un formidable combattant lorsqu’il atteint
des tailles respectables.
Il n’est pas rare qu’il avale le chewing-gum jeté
par l’enfant du haut du pont et même le mégot de
l’adulte… C’est un glouton qui deviendra de plus
en plus méfiant et qui, à l’âge adulte,
sera considéré comme un nuisible sur les frayères
des espèces salmonicoles.
Poisson grégaire il peut néanmoins vivre seul assez
longtemps.
Reproduction
La ponte a lieu au printemps et s’étend d’avril
à juin lorsque la température de l’eau dépasse
14-16°C. Des groupes se forment dans les zones très oxygénées
mais calmes, peu profondes et aux fonds recouverts de petits cailloux.
La femelle dépose ses œufs (20.000 à 50.000 œufs
par rapport à son poids) sur les plantes ou les graviers pendant
que les mâles déposent leur laitance dans une folie aquatique
très bruyante. Pendant ce frai, les mâles portent des
boutons de printemps comme la plupart des cyprinidés et leurs
écailles sont rugueuses. L’incubation est de 8 à
15 jours suivant les conditions thermiques. Les alevins mesurent environ
7 mm à la naissance et vivent en bancs nombreux, ce qui facilite
leur extermination par les autres poissons des lieux, comme les truites.
Sa maturité est atteinte vers l’âge de 3 ans.
Hybridation
Possible mais rare avec l’ablette, le hotu, la vandoise et le
blageon.
En
bref
Appelé aussi chevaine, cabot ou meunier, le chevesne aime les
cours d'eaux larges à faible courant, mais également
les rivières oxygénées et rapides.
Il fraie en mai et en juin sur fond de graviers, souvent dans les
petits ruisseaux.
A cette époque, il devient un vrai prédateur s'alimentant
des oeufs et des alevins des truites.
Il se nourrit d'une grande variétés de larves d'insectes,
de crustacés, de petits poissons et de têtards.
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