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les bons coins
de pêche
dans le Gard
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L'ARRE
LE
TRESOR
VIGANAIS
L’Arre,
cette
perle
des
eaux,
cisèle
le
Pays
Viganais
et
nous
offre
ses
plus
belles
haltes
sur
les
communes
d’Alzon,
Arrigas,
Aumessas,
Arre,
Bez-et-Esparon,
Molières-Cavaillac,
Avèze
et
Le
Vigan,
d'amont
en
aval.
Son
débit,
ses
trésors
piscicoles
et
sa
santé
globale
sont
au
cœur
des
préoccupations
de
tout
pêcheur
passionné,
subjugué
par
son
tracé
sinueux
et
ses
paysages
à
couper
le
souffle.
Une
journée
de
pêche
sur
ses
flots
est
une
véritable
invitation
à
l'exploration
du
magnifique
Pays
Viganais.
Le
berceau
de
l'Arre
:
entre
résurgences
et
confluences
Prenant
vie et terminant son cours au sein de l'arrondissement du Vigan,
l'Arre est la magnifique enfant de la réunion, au Pont d'Arre,
de trois ruisseaux vigoureux : ceux d'Arrigas et d'Aumessas. C'est
ici, à ce point précis, qu'elle prend officiellement
son nom. Après un périple de 16 kilomètres,
elle vient embrasser l'Hérault, juste en aval de Pont d'Hérault.
Pour
débuter notre aventure, je vous emmène en amont du
Vigan, au vieux pont d'Avèze. Là, l'Arre s'épanouit
dans un décor purement bucolique. Ce spot est un véritable
joyau : de multiples ruisseaux jaillissent des profondeurs de la
Tessonne pour irriguer un hameau somptueux, une oasis posée
au cœur d'un cirque calcaire majestueux, dominé par
la silhouette protectrice d'Esparon. Forêts denses, profonds
canyons et vastes prairies de Causse se mélangent en une
harmonie parfaite, insufflant cette quiétude propre aux grands
espaces.
La
Rivière
aux
Farios
:
Un
Écrin
Hydrobiologique
L’Arre
est
une
superbe
rivière
à
salmonidés,
née
des
contreforts
sud
du
célèbre
massif
de
l’Aigoual.
Sa
richesse
hydrobiologique
exceptionnelle,
garantissant
une
vie
aquatique
florissante,
est
directement
liée
aux
résurgences
d’eau
calcaire
provenant
des
causses
environnants.
Cette
composition
favorise
une
croissance
rapide
des
truites,
promettant
au
pêcheur
des
montées
d’adrénaline
et
des
émotions
fortes
à
chaque
prise.
Certains
de
ses
affluents,
comme
le
Coudoulous
et
l’Arboux,
abritent
des
densités
remarquables
de
truites
sauvages
!
De
quoi
ravir
les
inconditionnels
des
pêches
sportives
en
eaux
vives.
Pour
une
session
inoubliable,
privilégiez
la
pêche
en
amont
de
la
guinguette
d'Avèze.
Êtes-vous
prêt
à
lancer
votre
ligne
dans
les
eaux
cristallines
de
l'Arre
?
Quels
sont
les
poissons
de
ce
parcours
de
pêche
L'Arre est avant tout une magnifique rivière à salmonidés
classée en première catégorie, ce qui signifie
que l'espèce vedette est la truite.
Les
poissons que l'on y pêche sont principalement :
La Truite Fario (ou Truite Commune) : C'est l'espèce emblématique
de l'Arre et de ses affluents, notamment la souche sauvage, très
recherchée par les pêcheurs à la mouche et aux
appâts naturels. Les résurgences calcaires de la rivière
favorisent une croissance rapide de ces truites.
Le
chevesne
: Un cyprinidé d'eau vive que l'on trouve souvent dans les
zones moins rapides ou dans les secteurs en aval (proches du Vigan).
Autres petits poissons de bordure/d'eau vive :
Vairon
- Blageon
- Goujon
- Barbeaux méridionaux et Barbeaux
fluviatiles (surtout en aval) - Vandoise rostrée
- Chabot
-
Loche
franche
En
résumé, l'Arre est le terrain de jeu idéal
pour les pêcheurs à la recherche de la Truite
Fario sauvage.
Comment
prendre les poissons de ce parcours de pêche
D’un accès facile, c’est sans doute un des meilleurs
cours d’eau du département pour la pratique de la pêche
à la mouche dès le début de saison.
Techniques de pêche préconisées :
Truite au toc
et aux appâts naturels, lancer (cuiller,
vairon mort).
Excellente rivière pour la pêche à la mouche
sèche.
LES
INFORMATIONS DE LA FEDERATION DE PÊCHE DU GARD
Molières-Cavaillac
:
Le
sanctuaire
des
grosses
farios
!
L'Arre,
Terre de Géants dans le Gard
Amis
pêcheurs, tenez-vous prêts ! Si vous cherchez la rivière
à gros poissons sur le département du Gard, l'Arre,
au niveau de la commune de Molières-Cavaillac, est votre
destination.
Le
parcours de la Tessone, sur Molières-Cavaillac, est tout
simplement l'un des plus spectaculaires de l'Arre. La zone de «
la plaine » est une succession de grands pools et de seuils.
C’est ici qu’il faut dégainer vos cannes pour
cibler les grands plats. Optez soit pour la finesse des appâts
naturels (ver et teigne), soit pour l'agressivité des leurres
poissons-nageurs. Cette rivière abrite un magnifique cheptel
de truites fario autochtones qui ne demandent qu'à mordre
!
Des
Plats
aux
Rapides
:
Adaptez
votre
technique
En
remontant
le
cours
en
direction
de
la
déchetterie,
la
rivière
change
de
visage.
La
morphologie
laisse
place
à
une
succession
grisante
de
rapides,
d’amorties
et
de
gros
blocs
rocheux.
C'est
le
terrain
de
jeu
idéal
pour
les
pêcheurs
au
Toc
qui
pourront
faire
évoluer
leur
ligne
au
plus
près
des
nombreuses
caches
formées
par
les
roches.
N’oubliez
pas
:
l'AAPPMA
du
Vigan
veille
au
grain
en
réalisant
régulièrement
des
déversements
de
truites
pour
maintenir
la
richesse
du
cheptel.
À
Retenir
:
Un
linéaire
de
première
catégorie
L'Arre
est
le
principal
affluent
gardois
de
l'Hérault.
Ce
cours
d’eau
d’une
vingtaine
de
kilomètres
prend
sa
source
entre
le
majestueux
massif
de
l’Aigoual
et
le
Causse
du
Larzac,
avant
de
se
jeter
dans
le
fleuve
au
Pont
d’Hérault,
où
il
passe
en
seconde
catégorie.
La
bonne
nouvelle
?
Tout
son
linéaire
est
classé
en
première
catégorie,
garantissant
une
qualité
d'eau
exceptionnelle.
L’Arre
est
réputée
pour
abriter
de
très
jolis
poissons,
offrant
des
possibilités
de
pêche
incroyables
pour
toutes
les
techniques.
Les
secteurs
entre
Molières-Cavaillac
et
Le
Vigan
sont
particulièrement
excellents.
De
plus,
un
parcours
No-Kill
(réservé
exclusivement
à
la
pêche
à
la
mouche)
attend
les
puristes
sur
la
commune
du
Vigan.
L'Arre
est
sous
la
gestion
attentive
de
l'AAPPMA
du
Vigan.
Alors,
quelle
technique
allez-vous
privilégier
pour
traquer
les
farios
du
Pays
Viganais
?
à
bientôt
au bord de l'eau...
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JOUR
DE PECHE
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L’ARRE
EN
MURMURES
-
Roman
d’une
rivière
et
de
ses
gardiens
Le
matin
où
j’ai
rencontré
l’Arre
pour
la
première
fois,
le
soleil
hésitait
encore
entre
les
murs
du
hameau
et
la
dentelle
des
peupliers.
La
rivière
descendait
comme
une
pensée
claire,
traversant
Alzon,
Arrigas,
Aumessas,
Arre,
Bez-et-Esparon,
Molières-Cavaillac,
Avèze
jusqu’au
Vigan,
huit
noms
qui
sonnaient
comme
autant
de
chapitres
d’un
même
livre.
Les
pierres
calcaires
luisaient
sous
la
lumière;
des
résurgences
jaillissaient,
petites
fontaines
d’émerveillement,
et
la
Tessonne
soufflait
ses
ruisseaux
en
file
indienne
vers
la
grande
eau.
On
dit
que
la
partie
de
pêche
commence
là
où
la
rivière
accepte
d’être
contemplée.
À
Esparon,
le
hameau
dort
dans
un
cirque,
surveillé
par
un
rocher
qui,
certains
soirs,
ressemble
à
un
vieux
berger.
C’est
là
que
j’ai
vu
Bernard
pour
la
première
fois,
une
vieille
canne
sous
le
bras,
les
poches
pleines
d’histoires.
Il
m’a
offert
un
café
tiède
et
m’a
expliqué,
sans
emphase,
que
pêcher
à
la
sèche
sur
l’Arre,
ce
n’est
pas
une
technique:
c’est
une
conversation.
«
Tu
imites
l’insecte
au
bon
moment
»,
dit-il,
«
et
la
truite,
si
elle
veut
bien,
te
répond
».
Olivier
racontait
comment
les
truites
avaient
appris
à
lire
l’emploi
du
temps
des
hommes.
Elles
sortent
la
nuit
et
quand
la
chaleur
immobilise
les
berges,
c’étaient
ses
mots,
comme
si
elles
avaient
développé
une
politesse
rusée
envers
la
pêche.
Une
nuit
d’été,
m’a-t-il
raconté,
il
avait
laissé
une
lampe
près
d’un
gourd;
au
matin,
la
berge
semblait
intacte,
mais
dans
la
lumière
des
premières
heures,
il
avait
vu
des
ombres
filer:
des
truites
qui
avaient
décidé
d’attendre
l’obscurité
pour
reprendre
goût
à
la
surface.
«
On
peut
dire
qu’elles
sont
éduquées
»,
sourit-il,
en
froissant
une
serviette
en
papier.
Les
robes
des
poissons
sont
des
tableaux
changeants.
Dans
les
ruisseaux
ombragés,
les
truites
paraissent
presque
noires,
zébrées
d’ombres:
elles
se
fondent
dans
le
lit;
exposées
à
la
lumière,
elles
s’éclaircissent
et
semblent
se
dégager
d’un
costume.
Un
enfant
du
Vigan,
que
j’ai
croisé
un
après-midi,
m’a
dit
en
riant
qu’il
aimait
tenir
une
truite
à
la
lumière
pour
la
voir
«
changer
de
couleur
comme
un
caméléon
».
Il
l’avait
relâchée,
bien
sûr,
mais
le
geste
traduisait
une
familiarité
tendre.
L’Arre
ne
tient
pas
sa
renommée
des
seules
farios.
Chevesnes
solides,
goujons
pressés,
vairons
furtifs,
sofies
et
cabots
partagent
le
courant.
Vers
les
Trois
Ponts,
les
chevesnes
s’exhibent;
plus
bas,
quelques
carpes,
et
la
mémoire
locale
murmure
que
les
anguilles
fréquentaient
le
Rocher
de
la
Mer.
Un
soir
de
fête
au
Vigan,
un
vieil
homme
a
levé
son
verre
en
jurant
avoir
vu,
«
avant
la
ville
»,
un
brochet
si
gros
qu’on
aurait
pu
lui
construire
une
barque
dessus.
La
légende
nourrissait
les
jeunes;
personne
n’osa
la
démentir.
Sur
la
gestion
de
la
rivière,
Bernard,
défenseur
des
poissons
sauvages,
s’oppose
à
l’alevinage.
Pourtant,
paradoxalement,
il
rêve
d’une
Arre
en
seconde
catégorie
jusqu’au
Vigan:
non
pour
remplacer
ses
truites
mais
pour
inviter
les
enfants
à
apprendre,
à
connaître
d’autres
poissons
sans
sauver
leur
peau.
«
Les
enfants
pourraient
pêcher
toute
l’année
»,
confiait-il,
«
et
comprendre
ce
que
protéger
veut
dire.
»
À
la
tombée
du
jour,
quand
la
rivière
chante
plus
bas
et
que
les
ombres
s’allongent,
l’Arre
garde
ses
mystères.
Les
débats
sur
sa
gestion,
les
récits
de
brochets
imaginaires,
les
rires
d’enfants
et
les
gestes
précis
des
pêcheurs
tissent
une
mémoire
collective.
Si
l’on
sait
écouter,
vraiment
écouter,
la
rivière
raconte
autre
chose
que
des
espèces
et
des
quotas:
elle
raconte
un
territoire,
des
vies
qui
se
croisent,
et
l’invitation
permanente
à
prendre
soin.
|
BONS
COINS ET POSTES
DE PECHE
|
comment
se rendre sur
le parcours
|
Itinéraire
classique —
~1h20, ~80 km
Alès
- D999 - Saint-Hippolyte-du-Fort
- Ganges - Le
Vigan - L'Arre
C'est la route
la plus directe
et la mieux
praticable en
toutes saisons.
La D999 traverse
les garrigues
cévenoles
et longe progressivement
les contreforts
des Cévennes.
On passe par
Saint-Hippolyte-du-Fort,
joli bourg avec
ses remparts,
puis Ganges,
avant de remonter
vers Le Vigan.
De là,
la D48 mène
directement
à L'Arre
en quelques
minutes.
Itinéraire
pittoresque
— ~2h,
~110 km
Alès
- D907 - Saint-Hippolyte-du-Fort
- Valleraugue
- Le Vigan -
L'Arre
Plus long mais
spectaculaire,
cet itinéraire
monte vers Valleraugue,
village au pied
du Mont Aigoual,
en plein cœur
des Cévennes.
La route serpente
à travers
châtaigniers
et vallées
encaissées,
avec des vues
saisissantes
sur les crêtes.
On redescend
ensuite sur
Le Vigan par
la D986. À
éviter
en hiver, enneigement
possible sur
les hauteurs.
|
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informations
locales
|
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|
Fédération
de pêche
du Gard
34 Rue Gustave
Eiffel
Zac de Grezan
30034 NIMES
Cedex 1
|
RENSEIGNEMENTS
AAPPMA du Vigan
|
|
le
tourisme-pêche
dans le gard
|
|

|
BAMBOUSERAIE
D'ANDUZE - TRAIN
A VAPEUR DES
CEVENNES
À
une courte distance
des villages
cévenols,
la Bambouseraie
d’Anduze
offre un voyage
étonnant
où l’Asie
flirte avec
le midi méditerranéen.
Allées
ombragées
et végétation
exubérante
composent un
décor
hors du temps
: bambous géants,
palmiers et
espèces
rares créent
des perspectives
changeantes
à chaque
pas. En été,
la fraîcheur
des sous-bois
invite à
la promenade;
au printemps
et en automne,
la lumière
rasante magnifie
les silhouettes
élancées
des chaumes.
À l’écart,
l’étang
de Massillargues-Attuech
déploie
un autre visage
du Gard : vaste
miroir d’eau
bordé
de roselières,
des postes de
pêche
pour les carpistes,
les pêcheurs
de poissons
blancs.
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