Depuis le 1er janvier 2006 vous êtes sur le site de Daniel LAURENT rédacteur et auteur halieutique indépendant

les bons coins de pêche dans le Gard

L'ARRE LE TRESOR VIGANAIS
L’Arre, cette perle des eaux, cisèle le Pays Viganais et nous offre ses plus belles haltes sur les communes d’Alzon, Arrigas, Aumessas, Arre, Bez-et-Esparon, Molières-Cavaillac, Avèze et Le Vigan, d'amont en aval. Son débit, ses trésors piscicoles et sa santé globale sont au cœur des préoccupations de tout pêcheur passionné, subjugué par son tracé sinueux et ses paysages à couper le souffle. Une journée de pêche sur ses flots est une véritable invitation à l'exploration du magnifique Pays Viganais.

Le berceau de l'Arre : entre résurgences et confluences
Prenant vie et terminant son cours au sein de l'arrondissement du Vigan, l'Arre est la magnifique enfant de la réunion, au Pont d'Arre, de trois ruisseaux vigoureux : ceux d'Arrigas et d'Aumessas. C'est ici, à ce point précis, qu'elle prend officiellement son nom. Après un périple de 16 kilomètres, elle vient embrasser l'Hérault, juste en aval de Pont d'Hérault.

Pour débuter notre aventure, je vous emmène en amont du Vigan, au vieux pont d'Avèze. Là, l'Arre s'épanouit dans un décor purement bucolique. Ce spot est un véritable joyau : de multiples ruisseaux jaillissent des profondeurs de la Tessonne pour irriguer un hameau somptueux, une oasis posée au cœur d'un cirque calcaire majestueux, dominé par la silhouette protectrice d'Esparon. Forêts denses, profonds canyons et vastes prairies de Causse se mélangent en une harmonie parfaite, insufflant cette quiétude propre aux grands espaces.

La Rivière aux Farios : Un Écrin Hydrobiologique
L’Arre est une superbe rivière à salmonidés, née des contreforts sud du célèbre massif de l’Aigoual. Sa richesse hydrobiologique exceptionnelle, garantissant une vie aquatique florissante, est directement liée aux résurgences d’eau calcaire provenant des causses environnants. Cette composition favorise une croissance rapide des truites, promettant au pêcheur des montées d’adrénaline et des émotions fortes à chaque prise. Certains de ses affluents, comme le Coudoulous et l’Arboux, abritent des densités remarquables de truites sauvages ! De quoi ravir les inconditionnels des pêches sportives en eaux vives. Pour une session inoubliable, privilégiez la pêche en amont de la guinguette d'Avèze.
Êtes-vous prêt à lancer votre ligne dans les eaux cristallines de l'Arre ?

Quels sont les poissons de ce parcours de pêche
L'Arre est avant tout une magnifique rivière à salmonidés classée en première catégorie, ce qui signifie que l'espèce vedette est la truite.
Les poissons que l'on y pêche sont principalement :
La Truite Fario (ou Truite Commune) : C'est l'espèce emblématique de l'Arre et de ses affluents, notamment la souche sauvage, très recherchée par les pêcheurs à la mouche et aux appâts naturels. Les résurgences calcaires de la rivière favorisent une croissance rapide de ces truites.

Le chevesne : Un cyprinidé d'eau vive que l'on trouve souvent dans les zones moins rapides ou dans les secteurs en aval (proches du Vigan).
Autres petits poissons de bordure/d'eau vive :
Vairon - Blageon - Goujon - Barbeaux méridionaux et Barbeaux fluviatiles (surtout en aval) - Vandoise rostrée -
Chabot -
Loche franche
En résumé, l'Arre est le terrain de jeu idéal pour les pêcheurs à la recherche de la Truite Fario sauvage.

Comment prendre les poissons de ce parcours de pêche
D’un accès facile, c’est sans doute un des meilleurs cours d’eau du département pour la pratique de la pêche à la mouche dès le début de saison.

Techniques de pêche préconisées :
Truite au toc et aux appâts naturels, lancer (cuiller, vairon mort).
Excellente rivière pour la pêche à la mouche sèche.

LES INFORMATIONS DE LA FEDERATION DE PÊCHE DU GARD
Molières-Cavaillac : Le sanctuaire des grosses farios !

L'Arre, Terre de Géants dans le Gard
Amis pêcheurs, tenez-vous prêts ! Si vous cherchez la rivière à gros poissons sur le département du Gard, l'Arre, au niveau de la commune de Molières-Cavaillac, est votre destination.
Le parcours de la Tessone, sur Molières-Cavaillac, est tout simplement l'un des plus spectaculaires de l'Arre. La zone de « la plaine » est une succession de grands pools et de seuils. C’est ici qu’il faut dégainer vos cannes pour cibler les grands plats. Optez soit pour la finesse des appâts naturels (ver et teigne), soit pour l'agressivité des leurres poissons-nageurs. Cette rivière abrite un magnifique cheptel de truites fario autochtones qui ne demandent qu'à mordre !

Des Plats aux Rapides : Adaptez votre technique
En remontant le cours en direction de la déchetterie, la rivière change de visage. La morphologie laisse place à une succession grisante de rapides, d’amorties et de gros blocs rocheux. C'est le terrain de jeu idéal pour les pêcheurs au Toc qui pourront faire évoluer leur ligne au plus près des nombreuses caches formées par les roches.
N’oubliez pas : l'AAPPMA du Vigan veille au grain en réalisant régulièrement des déversements de truites pour maintenir la richesse du cheptel.

À Retenir : Un linéaire de première catégorie
L'Arre est le principal affluent gardois de l'Hérault. Ce cours d’eau d’une vingtaine de kilomètres prend sa source entre le majestueux massif de l’Aigoual et le Causse du Larzac, avant de se jeter dans le fleuve au Pont d’Hérault, où il passe en seconde catégorie.
La bonne nouvelle ? Tout son linéaire est classé en première catégorie, garantissant une qualité d'eau exceptionnelle. L’Arre est réputée pour abriter de très jolis poissons, offrant des possibilités de pêche incroyables pour toutes les techniques.

Les secteurs entre Molières-Cavaillac et Le Vigan sont particulièrement excellents. De plus, un parcours No-Kill (réservé exclusivement à la pêche à la mouche) attend les puristes sur la commune du Vigan.
L'Arre est sous la gestion attentive de l'AAPPMA du Vigan.
Alors, quelle technique allez-vous privilégier pour traquer les farios du Pays Viganais ?

à bientôt au bord de l'eau...
JOUR DE PECHE

L’ARRE EN MURMURES - Roman d’une rivière et de ses gardiens
Le matin où j’ai rencontré l’Arre pour la première fois, le soleil hésitait encore entre les murs du hameau et la dentelle des peupliers.
La rivière descendait comme une pensée claire, traversant Alzon, Arrigas, Aumessas, Arre, Bez-et-Esparon, Molières-Cavaillac, Avèze jusqu’au Vigan, huit noms qui sonnaient comme autant de chapitres d’un même livre.
Les pierres calcaires luisaient sous la lumière; des résurgences jaillissaient, petites fontaines d’émerveillement, et la Tessonne soufflait ses ruisseaux en file indienne vers la grande eau.
On dit que la partie de pêche commence là où la rivière accepte d’être contemplée.
À Esparon, le hameau dort dans un cirque, surveillé par un rocher qui, certains soirs, ressemble à un vieux berger. C’est là que j’ai vu Bernard pour la première fois, une vieille canne sous le bras, les poches pleines d’histoires.
Il m’a offert un café tiède et m’a expliqué, sans emphase, que pêcher à la sèche sur l’Arre, ce n’est pas une technique: c’est une conversation. « Tu imites l’insecte au bon moment », dit-il, « et la truite, si elle veut bien, te répond ».
Olivier racontait comment les truites avaient appris à lire l’emploi du temps des hommes.
Elles sortent la nuit et quand la chaleur immobilise les berges, c’étaient ses mots, comme si elles avaient développé une politesse rusée envers la pêche.
Une nuit d’été, m’a-t-il raconté, il avait laissé une lampe près d’un gourd; au matin, la berge semblait intacte, mais dans la lumière des premières heures, il avait vu des ombres filer: des truites qui avaient décidé d’attendre l’obscurité pour reprendre goût à la surface. « On peut dire qu’elles sont éduquées », sourit-il, en froissant une serviette en papier.
Les robes des poissons sont des tableaux changeants.
Dans les ruisseaux ombragés, les truites paraissent presque noires, zébrées d’ombres: elles se fondent dans le lit; exposées à la lumière, elles s’éclaircissent et semblent se dégager d’un costume.
Un enfant du Vigan, que j’ai croisé un après-midi, m’a dit en riant qu’il aimait tenir une truite à la lumière pour la voir « changer de couleur comme un caméléon ». Il l’avait relâchée, bien sûr, mais le geste traduisait une familiarité tendre.
L’Arre ne tient pas sa renommée des seules farios. Chevesnes solides, goujons pressés, vairons furtifs, sofies et cabots partagent le courant. Vers les Trois Ponts, les chevesnes s’exhibent; plus bas, quelques carpes, et la mémoire locale murmure que les anguilles fréquentaient le Rocher de la Mer.
Un soir de fête au Vigan, un vieil homme a levé son verre en jurant avoir vu, « avant la ville », un brochet si gros qu’on aurait pu lui construire une barque dessus. La légende nourrissait les jeunes; personne n’osa la démentir.
Sur la gestion de la rivière, Bernard, défenseur des poissons sauvages, s’oppose à l’alevinage. Pourtant, paradoxalement, il rêve d’une Arre en seconde catégorie jusqu’au Vigan: non pour remplacer ses truites mais pour inviter les enfants à apprendre, à connaître d’autres poissons sans sauver leur peau. « Les enfants pourraient pêcher toute l’année », confiait-il, « et comprendre ce que protéger veut dire. »
À la tombée du jour, quand la rivière chante plus bas et que les ombres s’allongent, l’Arre garde ses mystères. Les débats sur sa gestion, les récits de brochets imaginaires, les rires d’enfants et les gestes précis des pêcheurs tissent une mémoire collective. Si l’on sait écouter, vraiment écouter, la rivière raconte autre chose que des espèces et des quotas: elle raconte un territoire, des vies qui se croisent, et l’invitation permanente à prendre soin.


BONS COINS ET POSTES DE PECHE

comment se rendre sur le parcours
Itinéraire classique — ~1h20, ~80 km
Alès - D999 - Saint-Hippolyte-du-Fort - Ganges - Le Vigan - L'Arre
C'est la route la plus directe et la mieux praticable en toutes saisons. La D999 traverse les garrigues cévenoles et longe progressivement les contreforts des Cévennes. On passe par Saint-Hippolyte-du-Fort, joli bourg avec ses remparts, puis Ganges, avant de remonter vers Le Vigan.
De là, la D48 mène directement à L'Arre en quelques minutes.

Itinéraire pittoresque — ~2h, ~110 km
Alès - D907 - Saint-Hippolyte-du-Fort - Valleraugue - Le Vigan - L'Arre
Plus long mais spectaculaire, cet itinéraire monte vers Valleraugue, village au pied du Mont Aigoual, en plein cœur des Cévennes. La route serpente à travers châtaigniers et vallées encaissées, avec des vues saisissantes sur les crêtes. On redescend ensuite sur Le Vigan par la D986. À éviter en hiver, enneigement possible sur les hauteurs.

informations locales
Fédération de pêche du Gard
34 Rue Gustave Eiffel
Zac de Grezan
30034 NIMES
Cedex 1

RENSEIGNEMENTS
AAPPMA du Vigan


les bons coins de pêche dans le gard
le contre canal du Rhône à Aramon canal du Rhône à Sète - les Capettes
la Cèze vers Potelières le Boissesson le Gardon d'Anduze
le barrage de la Rouvière le Grau du Roi l'étang d'Attuech

le tourisme-pêche dans le gard

BAMBOUSERAIE D'ANDUZE - TRAIN A VAPEUR DES CEVENNES
À une courte distance des villages cévenols, la Bambouseraie d’Anduze offre un voyage étonnant où l’Asie flirte avec le midi méditerranéen. Allées ombragées et végétation exubérante composent un décor hors du temps : bambous géants, palmiers et espèces rares créent des perspectives changeantes à chaque pas. En été, la fraîcheur des sous-bois invite à la promenade; au printemps et en automne, la lumière rasante magnifie les silhouettes élancées des chaumes. À l’écart, l’étang de Massillargues-Attuech déploie un autre visage du Gard : vaste miroir d’eau bordé de roselières, des postes de pêche pour les carpistes, les pêcheurs de poissons blancs.

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