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les bons
coins de
pêche
dans le
Gard
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LA CITÉ
DE SAINT LOUIS
Construite
au cœur
des marécages
au XIIe siècle
par la volonté
du roi Saint-Louis,
Aigues-Mortes
est une cité
dont le passé,
profondément
ancré
dans l'histoire,
est célébré
chaque année
les 26 et 27
août lors
de la grande
fête médiévale
de la Saint
Louis.
Cette ville
fortifiée,
riche de vestiges
tels que l'église
Notre-Dame des
Sablons et les
chapelles des
"Pénitents
Gris et Blancs",
n'est pas seulement
un joyau historique,
c'est aussi
un carrefour
aquatique exceptionnel.
Située
à la
pointe sud du
département,
Aigues-Mortes
est drainée
par un réseau
dense de voies
d'eau : le Vidourle,
le célèbre
canal du Rhône
à Sète,
le canal du
Vistre, ainsi
que deux autres
cours d'eau
de moindre importance.
Une véritable
toile d'araignée
liquide qui
promet des aventures
halieutiques
inoubliables.
Où
lancer votre
ligne sur ce
parcours ?
Que
vous préfériez
les effluves
marines ou les
eaux plus calmes
de l'intérieur
des terres,
les possibilités
de pêche
autour d'Aigues-Mortes
sont légion.
a 20 minutes
de là
le Canal
du Rhône
à Sète,
véritable
artère
de la Camargue
gardoise, est
un spectacle
à lui
seul. Il serpente
à travers
des zones humides
luxuriantes,
une flore exubérante
et foisonnante,
croisant une
multitude de
canaux et ce
que les locaux
appellent les
"roubines".
Aux abords d'Aigues-Mortes,
vous aurez le
plaisir de débusquer
les poissons
marins qui osent
s'aventurer
si loin, comme
les mulets et
les anghuilles.
Mais ne vous
y trompez pas,
les eaux légèrement
saumâtres
abritent également
de superbes
spécimens
de poissons
blancs et de
magnifiques
carpes
qui feront le
bonheur des
carpistes.
La diversité
des espèces
de poissons
présentes
dans ce canal
défie
l'imagination.
Elles sont non
seulement nombreuses,
mais aussi très
variées,
offrant aux
pêcheurs
l'embarras du
choix !
Outre les poissons
blancs,
les mulets,
les bars (loups)
et les anguilles
sont des prises
fréquemment
envisagées.
Plusieurs approches
sont possibles.
La pêche
au flotteur,
par exemple,
est une technique
idéale
pour les débutants
et ne requiert
pas forcément
un matériel
très
technique, permettant
à chacun
de s'initier
aux joies de
la pêche
dans ce cadre
exceptionnel.
Comment
aborder la pêche
sur le canal
d'Aigues-Mortes
?
Pour les pêcheurs
désireux
de cibler les
espèces
marines du bord,
sachez que les
bars (loups)
et les mulets
sont particulièrement
présents
au printemps,
lorsqu'ils remontent
le canal pour
frayer dans
les étangs
voisins. Dès
l'automne, ils
rejoignent les
eaux salées
de la mer.
La profondeur
du canal est
assez régulière,
se situant aux
alentours de
trois mètres,
et il n'y a
pas un endroit
qui soit intrinsèquement
meilleur qu'un
autre. Il faut
cependant prendre
en compte la
navigation de
plaisance, qui
peut parfois
gêner
votre session.
Toutefois, un
bateau qui passe
peut aussi provoquer
une "touche"
une fois le
fond bien remué.
Retenez ceci
: ces passages
dérangent
souvent plus
le pêcheur
que le poisson
lui-même
!
A VOIR
A
FAIRE
La
Tour de Constance
XIIem et ses
remparts.
La
tour majestueuse
demeure l’un
des donjons
les plus imposants
encore conservé
de nos jours
depuis le Moyen-âge,
ceci sans oublier
ses remparts
totalement préservés
et qui émerveillent
le regard, surtout
lorsque l’on
sait qu’ils
s’agissaient
un fort militaire
d’inspiration
gothique sur
la Méditerranée.Empruntez
le chemin de
ronde pour bénéficier
d’un spectacle
saisissant sur
les marais salants
et un peu au
large les «
Salins du Midi
» qui
miroitent du
bleu au pourpre
et au rouge
sang suivant
la densité
de la fleur
de sel. Si Aigues-Mortes
est un haut
lieu de l’artisanat
et des galeries
d’art,
à ceci
il faut absolument
ajouter un critère
qui n’est
pas des moindres….
Sa gastronomie
camarguaise
! (fougasse,
fleur de sel,
gardiane de
taureau).
Il faut absolument
se rendre sur
le marche sur
l’avenue
Mistral (mercredi
et dimanche)
pour accepter
l’offrande
des chalands
qui vous proposent
de déguster
leurs spécialités.
A
ceci il faut
ajouter des
possibilités
de ballades
en calèches
ou en pénichettes.
Des moments
forts que vous
conserverez
longtemps en
mémoire,
ou avec l’aide
de votre appareil
photo !...
-
Les Salins du
Midi. Visite
en petit train,
ouvert tous
les jours en
été.
- Le marché
Provencal,
Avenue Frédéric
Mistral, le
mercredi et
le dimanche
- Festival des
musiques en
avril, les nuits
de l'encens
en août
- Les fêtes
votives
en octobre et
la fête
de la Saint
Louis en août
- Safari 4x4
- Rando équestre
- Balade en
pénichette
- Petit train
en ville - Les
caves du Listel
SUIVEZ
LE
GUIDE
La
région
d'Aigues-Mortes
et la Camargue
gardoise offrent
une grande diversité
de lieux de
pêche,
que ce soit
en eau douce,
en eau saumâtre
ou en mer.
Voici
les meilleurs
coins et types
de pêche
dans les environs
Le
Port du Grau-du-Roi
et le Chenal:
C'est un excellent
spot pour la
pêche
fine du sar
et de la dorade
(au ver canadien,
par exemple).
Le loup (bar)
est souvent
ciblé
à la
ligne
flottante
ou à
la plombée,
surtout la nuit
en bordure des
plages.
En période
hivernale, la
pêche
à l'eging
(technique turlutte)
est populaire
pour les seiches
et calamars.
La Plage de
l'Espiguette:
Cette vaste
plage sauvage
est idéale
pour la pêche
en surf-casting
La
Baie d'Aigues-Mortes
(au large):
Plusieurs prestataires
proposent des
sorties de pêche
en mer (parfois
à la
journée
ou à
la demi-journée)
au large du
Grau-du-Roi
et de Port-Camargue.
Vous pouvez
y pratiquer
la pêche
au gros, la
pêche
aux leurres,
ou la pêche
au posé,
pour cibler
le thon rouge
(souvent en
no-kill et sous
réglementation
stricte), le
loup, le pageot,
le maquereau,
le congre, ou
le requin (également
souvent en no-kill).
Le Catamaran
Picardie ou
Alpha Marine
(à Port
Camargue) sont
des exemples
de sociétés
qui organisent
ce type de sorties.
Pêche
en Étang
et Eau Saumâtre
L'Étang
du Ponant
au Grau-du-Roi
Très
réputé
pour la pêche
à la
daurade et au
loup.
La pêche
de nuit avec
des bouchons
lumineux est
parfois pratiquée.
L'Étang
de Pêche
"Les
Poissons d'Argent"
à
Aigues-Mortes
Cet étang
d'eau salée
est une destination
aménagée
pour la pêche.
Vous pouvez
y pêcher
le bar et, après
votre prise,
le faire préparer
au restaurant
sur place ou
l'emporter (pêche
à emporter
tarifée
au kilo). C'est
une excellente
option pour
une journée
de pêche
garantie.
Le
Canal du Rhône
à Sète,
les Capettes
et les Roubines
Ce canal qui
traverse la
Camargue est
un milieu parfait
pour les espèces
qui migrent
entre la mer
et l'eau douce.
Vous pouvez
y trouver des
poissons marins
(comme les mulets
et les bars)
ainsi que des
espèces
d'eau douce
(dont de beaux
spécimens
de carpes).
Les anguilles
sont également
présentes.
Pêche
en eau douce
(un peu plus
loin)
Pour la pêche
en eau douce
stricte, vous
devrez vous
éloigner
légèrement
d'Aigues-Mortes
:
Le
Vidourle
Ce cours d'eau
draine la région
et peut offrir
des spots intéressants
vers Marsillargues.
Les alentours
de Saint-Gilles:
Plus au nord,
vous trouverez
des spots pour
pêcher
le poisson blanc,
la carpe, le
sandre et le
silure.
L'Étang
d'Aimargues
(Lac
de la Ginouze)
est à
environ 11 km.
Conseils
Importants
Réglementation
: Assurez-vous
toujours d'avoir
une carte de
pêche
valide pour
la zone où
vous pêchez,
en particulier
pour la pêche
en étang
ou en rivière.
La réglementation
diffère
entre la pêche
en mer et la
pêche
en eau douce/saumâtre.
Sondage
: Les pêcheurs
locaux conseillent
de sonder les
postes avant
de lancer, car
les poissons
se tiennent
souvent dans
les "trous"
ou les zones
cachées,
plutôt
que de chercher
à lancer
le plus loin
possible.
Appâts
: Les appâts
naturels trouvés
dans le secteur,
comme les crabes
et les crevettes,
sont souvent
très
efficaces pour
les espèces
marines.
à
bientôt
au bord de l'eau...
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JOUR
DE PÊCHE
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La
nuit des serpents
d'eau
Le
soir tombait
sur la Camargue.
Les remparts
d'Aigues-Mortes
projetaient
leurs longues
ombres sur le
canal du Rhône
à Sète,
dont les eaux
sombres et épaisses
semblaient retenir
la lumière
mourante. Pierre
aimait cette
heure-là,
cet instant
de bascule où
le ciel vire
du bleu profond
au mauve, où
l'air se gorge
d'iode et du
parfum sauvage
des sansouïres.
L'heure où
l'anguille,
cette créature
de l'ombre,
s'éveille
dans la vase
du fond.
Il prit place
sur la berge
avec le calme
d'un officiant.
Deux cannes
télescopiques,
usées
par les saisons
mais fiables,
reposaient contre
son épaule.
Leurs moulinets,
garnis d'un
nylon
robuste,
étaient
taillés
pour encaisser
les frottements
du fond et la
résistance
d'une bête
qui ne capitule
jamais sans
se battre.
Le montage
était
une affaire
sérieuse.
Pierre enfila
d'abord sur
le corps de
ligne un plomb
plat, soixante
grammes, un
choix réfléchi.
Cette forme
aplatie collait
le montage au
fond du canal,
l'immunisant
contre le léger
courant. Un
émerillon
à agrafe
stoppa le plomb,
amorti par une
perle
en caoutchouc.
Il noua ensuite
un bas de ligne
d'un mètre
en fluorocarbone,
quasi invisible
dans l'eau,
armé
d'un hameçon
n°4 à
tige longue.
Il monta une
seconde ligne,
presque similaire,
mais avec un
second hameçon
en dérivation.
Tout
était
en place.
Dans le seau
à ses
pieds, la terre
vivait. Il y
plongea la main
et en ressortit
une grappe de
lombrics bien
charnus. Avec
la précision
d'un habitué,
il en enfila
trois, puis
quatre sur les
hameçons,
composant ce
que les vieux
pêcheurs
appellent un
« bouquet
de vers »,
une masse grouillante
dont l'odeur
dans l'eau est,
pour l'anguille
et son flair
redoutable,
une invitation
impossible à
décliner.
Il lança
les deux montages,
tendit les lignes
sans forcer,
cala les cannes
sur leurs supports,
un starlight
sur le bout
du scion pour
mieux voir les
touches.
La soirée
pouvait commencer.
Vint
alors l'attente.
L'attente, celle
que les impatients
fuient, mais
que Pierre savourait.
L'obscurité
enveloppa tout
doucement le
canal. Les grillons
prirent possession
de la nuit ;
quelques grenouilles
répondirent
au loin. Sur
l'eau noire,
la lune dessina
un chemin d'argent.
Pierre ne bougeait
plus. Il regardait
alternativement
les roseaux
se fondre dans
l'obscurité
et les pointes
lumineuses de
ses cannes.
Il ne pêchait
plus vraiment,
il écoutait.
Ce fut d'abord
un frémissement.
Le scion droit
ne plia pas,
il vibra, un
tremblement
irrégulier,
nerveux, qui
parcourut toute
la canne.
Pierre
se figea.
L'anguille tâtait
le terrain.
La pointe s'immobilisa,
puis repartit,
cette fois avec
décision,
le scion était
courbé
furieux d'avoir
été
dérangé.
Il saisit la
canne, moulina
quelques centimètres
pour établir
le contact,
et ferra d'un
coup sec et
résolu.
La réponse
fut immédiate.
Pas le départ
fulgurant d'un
sandre, non,
quelque chose
de plus lourd,
de plus viscéral.
Une force sourde,
musclée,
qui cherchait
à tout
prix le fond,
la vase, un
vieux tronc
englué
dans la boue.
Pierre tint
bon, la canne
pliée
comme un arc,
les bras absorbant
chaque coup
rageur. C'était
un combat de
volontés,
pas de vitesse.
Centimètre
par centimètre,
il reprit l'avantage.
La lampe frontale
éclaira
enfin une silhouette
sombre qui fouettait
la surface :
une belle anguille
argentée,
le dos couleur
d'encre, un
« pimperneau
» comme
on dit ici.
Il la guida
vers l'épuisette
qu'il tendait
déjà
dans l'eau.
Le filet
se referma.
Ce soir-là,
le bilan tint
en deux poissons
dans la bourriche
humide. Deux
anguilles maillées,
belles et combatives.
Pas de quoi
nourrir un village,
mais ce n'était
pas là
l'enjeu. Pour
Pierre, la vraie
prise était
ailleurs : dans
le silence de
ce canal, sous
les tours millénaires
d'Aigues-Mortes,
il avait retrouvé
quelque chose
que la vie ordinaire
ne sait plus
offrir.
Un accord silencieux
avec le monde
sauvage. Une
nuit qui avait
eu du goût.
|
La
technique de
la vermée
au parapluie
La
pêche
au parapluie
est une méthode
traditionnelle
utilisée
pour capturer
l'anguille sans
recourir aux
hameçons.
Le principe
est simple :
on enfile des
vers de terre
sur un fil de
laine pour former
une grosse pelote.
L'anguille,
attirée,
mord la pelote
et s'y accroche
fermement par
ses dents. Le
pêcheur,
ayant préalablement
immergé
un parapluie
(ou une épuisette
adaptée)
inversé
sous l'eau,
remonte la vermée
doucement. Lorsque
l'anguille lâche
prise au-dessus
du filet, elle
y tombe directement.
C'est une technique
astucieuse qui
limite les décrochages
et respecte
mieux le poisson.
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BONS
COINS
ET POSTES
DE PECHE
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comment
se rendre sur
le parcours
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Itinéraire
Classique (70
km - 1h15)
La route directe
et rapide via
Vauvert
Itinéraire
Pittoresque
(95 km - 2h)
Anduze : poteries
et Bambouseraie
célèbre
Saint-Hippolyte-du-Fort
: village cévenol
authentique
Sommières
: superbe bastide
médiévale
avec pont romain
(parfait pour
déjeuner
!)
Saint-Laurent-d'Aigouze
: vue sur les
salins de Camargue
Pour accéder
au canal, passer
le pont qui
le traverse
et tourner tout
de suite à
gauche.

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informations
locales
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Fédération
de pêche
du Gard
34 Rue Gustave
Eiffel - Zac
de Grézan
30034 NIMES
- Cedex 1
|
Office
de Tourisme
d'Aigues-Mortes
en Camargue
BP 23 Pl. Saint-Louis,
30220 Aigues-Mortes
Téléphone
: 04 66 53 73
00
|
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L'ESPIGUETTE
- LE SEAQUARIUM
DU GRAU DU ROI
À
Aigues-Mortes,
Saint Louis
érige
d'abord la tour
de Constance
(1242) pour
asseoir son
autorité
sur ce terrain
marécageux.
Le défi
est colossal
: le sol meuble
impose de bâtir
sur des pilotis
en chêne
pour stabiliser
les fondations.
La pierre, absente
des marais,
est acheminée
par barges depuis
les carrières
de Beaucaire.
Bien
que Louis IX
planifie l'enceinte
dès 1266
et instaure
une taxe sur
les marchandises
pour la financer,
les remparts
de 1 640 mètres
sont majoritairement
construits après
sa mort, sous
Philippe III
et Philippe
le Bel. Des
ouvriers spécialisés,
les tâcherons,
taillent les
blocs de calcaire
dont l'épaisseur
(3 mètres)
et la hauteur
(11 mètres)
incarnent la
puissance capétienne
face à
la Méditerranée.
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