« L’Alzon : entre pierres
d’Uzès, gorges de Collias et secrets de pêcheurs
»
L'Alzon prend sa source à Masmolène au nord et rejoint
le Gardon à Collias après une large boucle vers Uzès.
Avant
1830, la traversée du Gardon ne pouvait se réaliser
qu’à l’aide d’un bac à trailles,
moyen pénible, dangereux, voire impraticable en période
de crue; la commune décida alors de construire un pont sur
le Gardon.
À Collias, l'Alzon débouche dans le Gardon à
égale distance entre le Pont Saint-Nicolas et le Pont du
Gard.
Collias est un petit village comme on en voit tant, avec de petites
ruelles serpentant entre des maisons serrées, semblant s'offrir
une ombre mutuelle. Vers l’amont, le spectacle est tout aussi
grandiose: la grotte de la Baume attire le regard et l'imagination.
Sur les rives de l'Alzon, plusieurs ruines gallo-romaines et de
fermes antiques ont été découvertes et identifiées.
Il semblerait que la zone précédant la confluence
avec le Gardon était autrefois un marécage et que
les Romains auraient réalisé un drainage pour réunir
les eaux stagnantes.
À
partir du pont de Collias, on peut rejoindre l'Ermitage à
travers un bois de chênes verts, puis un peu plus loin la
Chapelle Notre-Dame de Collias.
Le village est l'endroit idéal pour profiter des eaux souvent
fraîches du Gardon, qui, ici, n'est jamais à sec. Cette
vallée, alliage d'histoire, de nature et de vie locale, conserve
un charme authentique invitant à la promenade et à
la découverte.
A
Saint-Quentin, les Rosselles et le Rieu, affluents de l'Alzon, sont
de petits ruisseaux, bien vivants en hiver, en limite d'assec en
été, mais qui gardent néanmoins quelques zones
toujours poissonneuses.
Propriétés
privées (pêche possible mais en respectant les lieux).
A partir d'Uzès, la pêche devient plus intéressante.
En vallée d'Eure, avec l'apport de la source de l'Eure, l'Alzon
s' élargit et devient une jolie rivière bordée
de platanes centenaires
Mais nous ne sommes pas là pour faire "que" du
tourisme, revenons à nos
moutons… pardon à nos poissons.
Quels
sont les poissons de ce parcours de
pêche
De ce pont, en remontant la petite rivière, la pêche
est tentante: poissons blancs nombreux et invitants.
L'Alzon prend source à La Capelle-et-Masmolène, traverse
Uzès et conflue à Collias avec le Gardon, creusant
son sillon dans un éperon rocheux bien avant les Romains.
On y retrouve ablettes, goujons, gardons, carpes, perches,
brochets et truites arc-en-ciel, souvent présentes grâce
à des lâchers réguliers.
Comment
les prendre ?
L'usage des amorces
est un atout sur les parcours moins profonds. Un mélange
de farines nuageantes associé à 20 % d'œillette
anisée fonctionne très bien pour attirer ablettes
et gardons. En soirée, la mouche devient la technique reine
: canne de 8'6", soie DT numéro 4 flottante, pointe
d'un mètre en 10/100. Les mouches « touffues
» sont conseillées ; un palmer bicolore gris et
marron clair séduira les chevesnes voraces.
Autres
secteurs proches :
Bourdic au niveau du village, les Seynes près du pont romain,
et l'Alzon au niveau de Collias. Le Gardon à Collias est
parfait pour la baignade sur plages de galets ; garez-vous dans
le village. Pour les sportifs, descendre les gorges en canoë
ou kayak jusqu'au Pont du Gard est le must, avec plusieurs loueurs
sur place. Les marcheurs ne seront pas oubliés : sentiers
variés et accueil chaleureux à la maison des guides.
En résumé, l'Alzon et ses affluents composent un territoire
riche, alliant pêche technique et plaisirs de plein air.
Privilégiez
les heures fraîches et les amorces légères pour
ne pas vider les postes ; variez la granulométrie et le rythme
des apports.
Respectez la réglementation locale, remettez les petites
captures à l'eau, et signalez toute anomalie aux autorités.
Avec un minimum d'éthique, vous prolongerez le plaisir des
sessions et contribuerez à la durabilité de ces milieux
remarquables pour les générations futures.
L'Alzon a neuf affluents référencés
-
Le Valadas, 2,6 km, sur les trois communes de Saint-Quentin-la-Poterie,
Vallabrix, Saint-Victor-des-Oules.
-
Le Merlançon, 7,4 km, sur les six communes de Flaux, La Capelle-et-Masmolène,
Saint-Quentin-la-Poterie, Saint-Siffret, Saint-Hippolyte-de-Montaigu,
Saint-Victor-des-Oules
- Les Rosselles, 2,9 km, sur les deux communes de Saint-Quentin-la-Poterie,
Uzès.
- Les Seynes, 26,7 km, sur dix communes et avec dix affluents.
- Le Valat de Droume, 1,4 km, sur les trois communes de Collias,
Saint-Maximin, Sanilhac-Sagries.
- Le Ruisseau de Valsegane, 3,2 km, sur les trois communes de Collias,
Saint-Maximin, Sanilhac-Sagries.
Le Ruisseau de Bordnègre, 4 km, sur les quatre communes de
Argilliers, Collias, Saint-Maximin, Saint-Siffret.
- le Valat de Campalong, 1,6 km, sur les deux communes de Collias,
Saint-Maximin.
- Le Ruisseau de Fabrègue, 1,5 km, sur les deux communes
de Argilliers, Collias
A
RETENIR
Entre les pierres blondes d’Uzès et la verdure de la
vallée de l’Eure coule l’Alzon, une rivière
claire nourrie sans relâche par une résurgence.
Dans ce cours d’eau vivant évoluent de nombreux cyprinidés,
accompagnés parfois de truites farouches venues des eaux
plus fraîches en amont.
Fidèle à sa tradition, la société de
pêche procède chaque année à un généreux
alevinage de truites fario, renouvelant la vie de la rivière.
Le site, paisible et accueillant, invite les familles à venir
partager un moment simple au bord de l’eau.
Tables et espaces de repos rendent la halte agréable.
En seconde catégorie, la réglementation privilégie
la pêche naturelle : au flotteur
sur le plan d’eau, ou au toc
dans le courant en aval.
L’Alzon, rivière discrète et pleine de mystères
Entre les vallées des Gardons et les collines d’Uzès,
l’Alzon serpente avec nonchalance. Son débit capricieux,
tributaire des humeurs des pluies cévenoles souvent avares,
lui donne tantôt des airs de torrent, tantôt de ruisseau
alangui. Les pêcheurs y trouvent leur bonheur : gardons,
tanches, perches
et quelques truites arc-en-ciel se partagent les eaux calmes.
En amont du secteur des Seynes, lorsqu’on s’approche
d’Uzès, on découvre un vestige fascinant non
loin du domaine de Malaïgue : un vieux pont de pierre
surnommé « pont romain ».
En réalité, comme le signale le réalisateur
Michael Palatan dans son documentaire sur les ouvrages anciens,
l’édifice daterait du Moyen Âge, érigé
sur des bases plus anciennes. L’endroit raconte à sa
façon l’importance de franchir l’Alzon , tout
comme d’autres ponts jadis utilitaires, tel celui du « Pont
des Charrettes ».
Ces ouvrages rappellent un temps où chaque passage d’eau,
grand ou modeste, écrivait un fragment d’histoire,
entre pêche, chemins disparus et senteurs d’aventure.
A
noter la présence d'une autre petite rivière dans le
Gard qui se nomme aussi l'Alzon
L’Alzon est aussi une petite rivière qui sillonne les
départements du Gard et de l’Hérault, en région
Occitanie. Elle s’étire sur 12,5 kilomètres
et prend naissance sur la commune de Saint-Hippolyte-du-Fort. Son
cours, dirigé vers le sud-ouest, suit un tracé varié
entre reliefs calcaires et vallées verdoyantes avant de rejoindre
l’Hérault en rive gauche, à hauteur de Saint-Bauzille-de-Putois.
En chemin, elle traverse également Montoulieu, conférant
à cette portion du territoire une atmosphère authentique
et naturelle.
L’Alzon reçoit les eaux de trois affluents : la
Frégère, les Mates et la Tuilerie.
À noter qu’une autre rivière portant le même
nom coule dans le Gard oriental, près d’Uzès,
et rejoint le Gardon à Collias. La gestion hydrologique incombe
à l’EPTB SMBFH, syndicat du bassin du fleuve Hérault,
établi à Clermont-l’Hérault.