L'AUZONNET
Pêche à la graine sur
l’Auzonnet :
tanches dorées, gardons et carpes en rivière secrète
Vers
la Bégude et Allègre les Fumades, les belles tanches
dorées de l'Auzonnet se pêche à la graine... mais
les carpes cassent le coup ! L’Auzonnet
est une petite rivière dont les berges sont très feuillues,
ce qui explique sa richesse piscicole bien cachée, car difficile
d'accès. De superbes gardons
peuplent ce parcours ; ils sont uniquement déranges par de
très belles tanches à l’abri des prédateurs.
L'Auzonnet prend sa source à 550 mètres d’altitude,
au pied du château de Portes au quartier de Florac et plus exactement
au Valat de l’Infernet. Puis ce ruisseau, qui n'est pas encore
une rivière, bifurque au sud-est.
Depuis des décennies, dès sa source, son débit
suffit à alimenter un moulin qui broyait les céréales.
Puis il grossit et il se repose devant le Château de la Plane
avant de se heurter au massif du Rouvergue qui culmine à 695
mètres ce qui l'oblige à bifurquer le nord-est jusque
vers Gour Negre où il reçoit le Valat de Cessous.
Alors il reprend un peu de force et l’Auzonnet traverse le Martinet,
Saint-Florent, Les Mages…
A Rochegude, il rejoint la Cèze, affluent du Rhône après
une course de vingt-six kilomètres.
Comme
je viens de le décrire plus haut, l’Auzonnet est la confluence
de plusieurs petits ruisseaux et ses eaux sont très claires,
l’approche se doit donc d’être discrète.
Il faut éviter les ombres et trouver un poste accessible pour
nos sièges : oubliez la station, il n’y a pas de place
pour cela.
Accompagnée de mon ami Patrice, nous avons rendez-vous avec
Stéphane, un habitué des lieux, qui connaît bien
le parcours de la Bégude et il nous fait découvrir un
poste favorable derrière une haie de noisetiers et de mûres
bien noires.
« Nous aurons le dessert après le casse-croûte
» lançais-je à Stephane qui scrute les eaux calmes
de la rivière. Une rivière qui prend son temps...
Les poissons sont à une dizaine de mètres, au milieu
du lit.
Tout est calme.
Stephane a amorcé le soir précédent, ce qui devrait
rendre la pêche plus performante.
Nous
nous installons dans le silence et dans la bonne humeur et Stéphane
procède à un léger rappel à la fronde.
Les gardons
sont là !
Des la première coulée Stephane prend un gardon.
De mon côte, j’ai monté une télescopique
de 7 mètres mais les arbres me gênent quelques peu, aussi
suis-je oblige de pêcher sous la main avec un flotteur de 1gr.
Après quelques tentatives, je trouve une trouée, le
bon rythme et les premiers gardons défilent dans la bourriche.
Soudain Stéphane voit son flotteur partir brusquement vers
l’autre berge et l’élastique se tend, à
la limite de la rupture. Après quelques secondes incertaines,
il ramène à l’épuisette une très
belle tanche venue se mêler à la gardonnade.
Belle prise.
J'en fais autant quelques minutes plus tard.
Les
carpes troublent la pêche
D’autres tanches seront piégées par cette manne
providentielle et quelques carpes de trois à quatre kilos viendront
à leur tour.
La pêche devient difficile car elles s’alimentent aussi
bien sur le fond qu'à mi-eau lors de la descente des graines
de maïs frondées …
Après trois heures de pêche nous faisons le bilan de
cette pêche « miraculeuse ».
Vraiment une très belle bourriche...
Le blé reste un appât universel que beaucoup de pêcheurs
dédaignent à tort, lui préférant l’asticot.
Quel dommage !
Certes, les poissons répondent plus vite aux larves, mais c’est
à la graine que se font les plus belles prises.