TECHNIQUES
DE PÊCHE DU SAR COMMUN
Le sar
commun, poisson emblématique des côtes méditerranéennes
et atlantiques, attire de nombreux pêcheurs sportifs pour sa combativité
et sa chair délicate. Espèce côtière par
excellence, il fréquente les zones rocheuses, les plages à
fond mixte et les herbiers, où il se nourrit de crustacés,
de mollusques et de petits invertébrés. Sa pêche
nécessite technique, observation et adaptation aux conditions
marines. Trois approches principales permettent de le cibler efficacement :
la pêche du bord, le surfcasting et la pêche en bateau.
La
pêche du bord de mer
Elle se pratique généralement sur les digues,
les jetées ou les zones rocheuses proches du rivage. Le pêcheur
recherche les moments où le courant est modéré
et la mer légèrement agitée, conditions propices
à l’activité alimentaire du sar.
L’équipement se compose d’une canne d’environ
trois à quatre mètres, d’un moulinet
garni de fil
de 25 à 30/100, et d’un montage discret, souvent muni d’un
bas de ligne fluorocarbone et d’hameçons solides.
Les appâts vivants ou frais — crevettes, crabes, vers marins
ou morceaux de coquillage — donnent d’excellents résultats.
La clé du succès réside dans la régularité
des lancers et la présentation naturelle de l’appât,
car le sar est méfiant et mord avec prudence avant de se saisir
franchement de la proie.
Le
surfcasting
La pêche à grande distance depuis la plage, permet d’atteindre
les fosses et les zones où les sars fouillent le sable à
la recherche de nourriture. Cette technique requiert un matériel
plus puissant : une canne
entre 4,20 m et 4,50 m, un moulinet
robuste et des plombs spécifiquement conçus
pour maintenir le montage dans les vagues. Les appâts les plus
efficaces sont les vers marins (bibelots, néréides, arénicoles)
ou des morceaux de coquillages. Le pêcheur doit lire la mer pour
repérer les meilleures zones : baïnes, cassures de
sable ou limites d’herbiers. Les coups du matin ou du soir, marées
montantes et mer légèrement agitée, offrent souvent
les meilleures perspectives de capture. Le ferrage doit être précis :
trop tôt, le sar relâche l’appât, trop tard,
il se décroche.
La
pêche en bateau
ouvre enfin d’autres possibilités. Ancré
près des zones rocheuses ou dérivant lentement au-dessus
des fonds mixtes, le pêcheur utilise une canne
sensible, équipée d’un montage pater-noster
ou coulissant, favorisant la présentation naturelle de l’appât.
Les touches sont franches, souvent suivies de violents départs :
un frein bien réglé est donc essentiel. Certains pratiquent
aussi la dérive légère au flotteur, efficace au
lever du jour.
LES
APPÂTS
1.
Les
vers
marins
(Appâts
Rois)
Les
vers
sont
généralement
les
plus
polyvalents
et
efficaces
pour
le
sar,
surtout
le
Sar
commun
(Diplodus
sargus).
-
Le
Bibi
:
C'est
l'un
des
appâts
incontournables,
particulièrement
apprécié
pour
sa
taille
qui
permet
de
sélectionner
les
plus
gros
spécimens.
Sa
peau
épaisse
lui
permet
également
de
mieux
résister
aux
petits
poissons
indésirables.
-
Le
Ver
de
chalut
(ou
Jumbo)
:
Surtout
utilisé
en
Méditerranée,
ce
gros
ver
est
très
iodé
et
dégage
une
odeur
forte
qui
attire
le
sar
sur
de
longues
distances,
même
par
mer
agitée.
Il
est
souvent
esché
en
morceaux
ou
en
grappe.
-
L'Arénicole
:
Très
efficace,
c'est
un
appât
commun
pour
le
sar.
Les
Néréides
(Dures,
Demi-dures
ou
Escavènes)
:
Bien
qu'elles
puissent
attirer
les
juvéniles,
elles
restent
très
attractives,
surtout
sur
les
fonds
mixtes.
-
Le
Ver
américain
:
Très
prisé
pour
sa
couleur
et
son
jus.
2.
Les
mollusques
et
coquillages
(Appâts
naturels)
Puisque
le
Sar
commun
raffole
de
ce
qu'il
trouve
sur
les
rochers,
les
coquillages
de
son
habitat
sont
des
appâts
de
choix.
Il
faut
souvent
les
ligaturer
ou
les
présenter
en
chair
dégagée
pour
éviter
qu'ils
ne
soient
volés
trop
facilement.
La
Moule
(crue)
:
C'est
l'un
des
appâts
préférés
du
sar,
surtout
dans
les
zones
riches
en
parcs
mytilicoles
(élevages
de
moules)
ou
sur
les
fonds
rocheux.
Le
Couteau
(pied
de
couteau)
:
Très
efficace,
surtout
présenté
en
lanières
ou
en
chapelets.
La
Coque
(ou
Palourde)
:
Appâts
excellents
pour
les
gros
sars.
Le
Bulot
:
Souvent
utilisé,
il
est
très
apprécié
des
gros
sars.
3.
Autres
appâts
carnés
Ces
appâts
sont
très
odorants
et
offrent
une
bonne
tenue
à
l'hameçon.
La
Sardine
(morceaux
ou
filet)
:
Très
odorante,
elle
est
excellente
en
surfcasting
ou
à
la
calée,
particulièrement
sur
les
fonds
encombrés.
La
Lanière
de
Calamar
ou
de
Seiche
:
Très
résistante
et
olfactive,
elle
est
idéale
pour
les
longs
lancers
ou
la
pêche
de
nuit,
ainsi
que
pour
cibler
les
gros
sars.
La
Crevette
(crue
ou
cuite,
comme
la
Gambas)
:
Particulièrement
efficace
pour
une
pêche
fine
et
très
parfumée.
Conseils
de
pro
pour
maximiser
vos
chances
:
Grosses
Bouchées
:
Pour
cibler
les
gros
spécimens,
n'hésitez
pas
à
faire
des
grosses
bouchées
ou
des
"mix"
d'appâts
(par
exemple,
couteau
et
arénicole).
Qualité
des
Hameçons
:
La
dentition
du
sar
est
redoutable.
Utilisez
des
hameçons
forts
de
fer
et
bien
piquants
(taille
N°8
à
1/0,
selon
l'appât).
Ondes
de
Choc
:
Le
sar
est
souvent
plus
actif
lorsque
la
mer
est
agitée
(houle),
ou
aux
coups
du
matin
et
du
soir
par
mer
calme,
car
il
se
sent
plus
en
sécurité
pour
se
nourrir.
Le
sar
se
pêche
toute
l'année,
mais
les
touches
hivernales
permettent
souvent
de
capturer
de
jolis
spécimens.
Vous
pouvez
trouver
plus
de
détails
sur
les
meilleures
pratiques
pour
cibler
ce
poisson
dans
cette
vidéo.
Pêche
facile
du
SAR
en
bord
de
mer
aborde
les
fonds
rocheux
et
sablonneux
où
le
sar
se
nourrit,
ce
qui
est
essentiel
pour
choisir
le
bon
appât.
Quelle
que
soit
la
méthode,
la
réussite
repose
sur
la
finesse
du
montage,
la
robustesse
dse
l'hameçon,
la
fraîcheur
de
l’appât
et
la
connaissance
du
comportement
du
poisson
selon
les
saisons.
Le
sar
commun,
actif
surtout
de
mars
à
octobre,
offre
un
défi
passionnant
où
précision
et
discrétion
priment
sur
la
force.
Sa
capture,
toujours
appréciée,
symbolise
l’art
de
la
pêche
côtière
traditionnelle,
entre
patience,
respect
de
la
mer
et
plaisir
du
geste
bien
exécuté.