LE
COUP EST ROI
Entre Nimes
et Arles, haut-lieu
des grandes
compétitions
nationales de
la pêche
au coup, ce
canal d' irrigation
est compliqué
à pêcher
pour celui qui
le découvre.
C'est pourquoi
aujourd'hui
nous avons rendez-vous
avec Grégory
Derycke et Christophe
David sur ses
berges "pour
comprendre la
pêche".
Nous sommes
en avril, la
météo
est fraîche,
mais nos amis
ont décidé
de pêcher
au feeder malgré
des eaux froides.
Le
premier point
à respecter
pour une pêche
en eau froide
est de connaître
un endroit où
le poisson est
toujours présent
! Cela peut
paraître
évident…
mais combien
de pêcheurs
s'aventurent
en hiver sur
des spots qu'ils
ne connaissent
pas ! C'est
le meilleur
moyen de faire
un retentissant
« capot
», or
ce canal réputé
de nos pêcheurs
le connaissent
bien et la météo
peu favorable
est exactement
celle que nos
amis recherchaient.
Tout est réuni
pour une vraie
pêche
d'hiver.
Personnellement,
je pêcherai
à la
garnde canne.
Une
amorce adaptée
aux eaux froides
Christophe s’installe
confortablement
et prépare
son amorce.
Là où
un pêcheur
au coup choisirait
une amorce très
pauvre avec
beaucoup de
terre histoire
de ne pas gaver
le poisson,
Christophe a
un avis très
différent.
Son
mélange
est le suivant
:
- 1 paquet d'explosive
étang
- 1 paquet de
3000
brèmes
- 1 paquet de
club
étang
Au
feeder,
les quantités
d'amorce utilisées
sont bien plus
faibles, aussi
il optera pour
une amorce plutôt
riche puisqu’il
y en aura moins.
CQFD !
Une fois brassé,
le mélange
sec est mouille
avec une soupe
de tourteau
ébouillanté
et additionne
de mélasse.
Le résultat
est une amorce
peu mouillée
qui travaillera
sur le fond,
le tourteau
et la mélasse
n’étant
là que
pour le côte
collant et l’aspect
gustatif.
Nous sommes
en hiver, mais
malgré
tout Christophe
mise sur un
mélange
sucré…
Cannes
et montages
Côte cannes,
Christophe étrenne
une «
Milo Helios
Prestige »
et une «
Quiver DRENNAN
Combo »
très
polyvalente,
montée
en 3.60m avec
un scion de
0.75 oz.
Pour le
montage, j’utilise
tout simplement
une potence
classique.
Seul détail,
la potence sera
assez longue
pour avoir un
montage qui
laissera le
poisson engamer
plus facilement
l’esche
sans ressentir
l’inertie
du feeder trop
rapidement.
Il s’agit
d’un feeder
DRENNAN
Grimpmesh
de 30 grammes
qui est très
particulier
puisqu’il
possède
des picots internes
qui retiennent
les amorces.
Sur ce spot,
il pêche
systématiquement
à quelques
mètres
de la berge
opposée,
à environ
trente à
trente cinq
mètres.
C'est court
mais avec le
Mistral qui
souffle fort,
il faut tout
de même
être précis.
Tactiques
sans finesse
!
Sa tactique
de départ
est toujours
la même.
D’abord
quelques lancers
sans bas de
ligne pour créer
un premier point
de fixation.
Le bas de ligne
mesure environ
80 cm avec un
hameçon
de N°16,
et est réalisé
en nylon de
18/°°
et en 25/°°
sur le moulinet.
Il est évident
que cette longueur
de bas de ligne
surprendra quelques
pêcheurs,
mais c'est un
choix qu’il
défend
suite à
une discussion
sur un forum
où il
essayait d'expliquer
qu'il n'est
pas nécessaire
de pêcher
ultra fin au
feeder en hiver
comme il est
dit souvent.
Il est certain
que la présentation
et la sensibilité
du montage sont
plus importants
que la finesse
du nylon !
Garder
le rythme sur
le coup
Au premier lancer
… une
première
touche : un
gardon, ce qui
est plutôt
encourageant.
Ce poisson est
tout râpeux,
signe d'une
eau qui se réchauffe
doucement et
d'une fraie
qui approche.
Après
quelques prises
du même
type, une touche
un peu plus
marquée
avec un petit
terreau, l'esche
reine en hiver.
Petit combat
bien sympathique
sur un premier
carassin.
Malgré
la touche bien
nette, le poisson
est piqué
juste au bord
des lèvresCeci
est le cas typique
des carassins
en eau froide…
les touches
sont vraiment
très
subtiles.
Durant toute
la session,
la pêche
sera assez irrégulière,
Gregory et Christophe
alterneront
des passages
où ils
enchaîneront
touche sur touche
et des moments
où le
coup semblera
totalement désert.
La clef dans
cette situation
est de rester
concentré
et de garder
un rythme de
lancers réguliers.
Sans touches,
on a trop souvent
tendance à
laisser le feeder
un peu plus
au fond dans
l'attente d’un
poisson.
C'est une grossière
erreur.
Il faut
conserver un
rythme régulier
pour fournir
continuellement
des amorces
et des esches
sur le coup.
Éventuellement
vous pouvez
varier l'apport
d'esches dans
le feeder, c'est
pour cela que
j’ajoute
toujours progressivement
des esches à
l’amorce
dans un bac
à part.
A l'inverse
de la pêche
à la
grande canne
je ne mélange
jamais la totalité
de ses esches
à l'amorce
en début
de session.
Au milieu des
prises variées
(plaquettes,
gardons,
carassins
et une jolie
brème)
Christophe touche
un joli poisson…
La sensation
en bout de ligne
est un peu étrange,
un superbe rotengle
semble-t-il.
Gregory, qui
a vu le poisson,
s’approche
et lui confirme
qu’il
vient de prendre
un «Scardole»
proche cousin
de notre rotengle.
Bilan
de la pêche
Techniquement,
la seule évolution
notable dans
l’approche
du jour sera
de raccourcir
le bas de ligne
de 80 à
50 cm afin d'avoir
une ligne un
peu plus sensible.
1- Lorsque vous
enregistrez
quelques touches
manquées,
il faut se remettre
aussitôt
en question
et chercher
ce qui cloche.
2- Un simple
petit changement
peut influer
sur la suite
de la partie
de pêche.
Au feeder, il
faut généralement
commencer par
la taille de
l'hameçon
et la longueur
du bas de ligne
avant de penser
à tout
autre changement.
Au moment de
relever les
bourriches,
Grégory
et Christophe
estiment à
environ 15 kilos
de poissons
chacun, avec
un léger
avantage pour
Christophe sachant
que Gregory
a alterné
feeder et anglaise.
C’est
peut-être
bien cette alternance
qui lui a fait
perdre cette
joute amicale.
Au final cette
journée
venteuse et
froide aura
été
une réussite,
malgré
des conditions
pas évidentes
nos amis ont
su réunir
les bonnes conditions
techniques et
tactiques pour
réussir
une bourriche
digne de ce
nom.