L'AIN
DANS TOUS SES ETATS
Entre Jura et Bourgogne, le département de l’Ain
est sur de nombreux plans, une zone de contact entre deux mondes
totalement différents. L’un est sous influence méditerranéenne
alors que l’autre annonce une zone septentrionale.
C’est pourquoi les riches collines du « bon pays de
Bresse », situé à l’Ouste et et ses
célèbres volailles, s’aplanissent au sud pour
faire face au « triste pays » des Dombes, large plateau
au charme rendu romantique par la présence de nombreux
étangs qui l’ont souvent qualifié de Sologne
Lyonnaise.
Essentiellement agricole, ce département bénéficie
d’un climat bien ensoleillé ; ses collines de faible
altitude sont propices au repos et à la détente.
De nombreux circuits pédestres conduisent à des
curiosités locales comme les gorges de l’Ain, la
marche à travers le Haut Bugey…
Il faut aussi remonter la vallée du Rhône et admirer
la fameuse cascade de Glandieu et son donjon situé à
160 m au-dessus du fleuve.Ce département, parmi les plus
riches pour le pêcheur, comporte encore d’importantes
populations d’ombres communs sur le parcours supérieur
de l’Ain et de l’Oignon.
Ressources: la pêche en France
Dombe
(parcours privés et d’intérêt variable),
ajoutent des possibilités de pêche dans de véritables
eaux cyprinicoles et font de ce département un des tout
premiers pour la qualité de ses rivières.
Il
ne souffre pas encore des graves pollutions qui stérilisent
progressivement son cours aval avec les PCB (consommation du poisson
interdite en 2007 et 2019).
Il est bien peuplé et permet de très belles prises,
aussi bien en poissons blancs qu’en carnassiers.
Le
domaine public est très important et on y trouve des parcours
classés en première catégorie, indiquant
par là un fort peuplement de truites et d’ombres.
En deuxième catégorie, les rivières ont souvent
un courant assez rapide et se situent dans la zone à barbeaux
avec des populations parfois mixtes.
De nombreux lacs, sans oublier les innombrables étangs
de la Dombe (parcours privés et d’intérêt
variable), ajoutent des possibilités de pêche dans
de véritables eaux cyprinicoles et font de ce département
un des tout premiers pour la qualité de ses rivières.Le
Rhône dans la traversée de l'Ain.
Dès son entrée dans le département, il coule
dans un lit resserré entre des rives abruptes.
Vers Bellegarde, il atteint 40 à 50 mètres de large
pour 4 à 5 m de profondeur sur un fond de roches, le courant
est rapide suivant l’importance des différences de
niveau entre l’été et l’hiver (4 à
5 mètres). Ses rives, rocheuses et broussailleuses ne sont
accessibles que par eaux basses (automne et hiver).
La pêche est intéressante (ombre, truite, chevesne,
barbeau) mais difficile. Puis il entre dans le lac de retenue
du barrage de Génissiat et retrouve son caractère
torrentueux à sa sortie.
Vers Seyssel sa largeur est de 40 m environ et sa profondeur varie
entre 4 et 10 mètres. Un peu plus en aval les berges s’abaissent,
le courant se ralentit et son lit s’étale en laissant
des îlots de sable ce procure des bonnes possibilités
de pêche variée.
A hauteur de Culoz sa largeur atteint 250 m pour une profondeur
de 1 à 4 m, le courant est rapide sur un lit de graviers
mais les berges sont d’un accès facile ce qui offre
de belles possibilités de pêche. Tous les poissons
blancs sont bien représentés ainsi que les carnassiers,
les truites et les ombres.
De
Yenne à Virignin le Rhône bifurque vers
l’Ouest et attaque à nouveau le rocher pour s’y
frayer un lit dans un site grandiose (défilé de
Pierre-Chatel). Par contre l’accès est plus difficile
pour la pêche. A la sortie du défilé, il retrouve
son aspect de fleuve élargi et ralenti dans un paysage
plus riant, et les rives reviennent facilement accessibles et
les eaux sont très poissonneuses.
A la confluence avec le Guiers, il fait une nouvelle bifurcation
en épingle à cheveu puis s’étale dans
un bassin bourbeux jusqu’à Groslée où
se produit un nouveau resserrement du lit. Le fleuve suit alors
un étroit couloir pittoresque, mais ses rives restent accessibles
mais la pêche y est bonne : truites, ombres, brochets…
A Anthon sa largeur est de 100 m et sa profondeur de 3 m. Toutes
les espèces de poissons y sont présentes.
Après sa confluence avec l’Ain, le Rhône se
divise en plusieurs bras qui se recoupent en déterminant
une multitude d’îles qui sont autant de bons coins
pour la pêche. Il regroupe ensuite ses eaux dans un lit
unique et à sa sortie du département, près
de Crépieux, il a 150 m de large pour 8 à 10 m de
profondeur. Le courant est rapide sur un fond plutôt sablonneux
et présentant des »trous ». Les berges sont
tour à tour broussailleuses et découvertes, presque
toujours d’accès facile avec de très bonnes
possibilités pour la pêche des carnassiers et des
poissons blancs.