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techniques
de pêche en eau douce
savoir
pêcher la truite à la mouche
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L'ART DE LA PECHE
A LA MOUCHE
Il est reconnu par tous les spécialistes que la pêche
de la truite sauvage est avant tout une bonne connaissance de ses
besoins alimentaires de l’instant. Lorsque l’on dit «
pêche à la mouche » il faudrait plutôt dire
« pêche aux mouches » puisqu’avant qu’un
insecte vole et meurt il subit plusieurs transformations et qu'il
existes plusieurs milliers de mouches...
Les mouches ont un attrait évident sur la truite ; il serait
dommage de ne pas utiliser cet appétit pour la tromper, c’est
pourquoi le pêcheurà la mouche sait que dès les
beaux jours, lorsque l’insecte se transforme en imago, notamment
le matin et le soir, la truite gobe jusqu’à plus faim.
Bonnes opportunistes les truites se placent dans les courants et gobent
les mouches prêtes à s’envoler.
Ventre affamé n’a pas d’oreille dit-on, ceci est
encore plus vrai à la pêche.
La mouche "une
copie artificielle"
La pêche à la mouche est une technique
qui copie la nature et qui veut représenter des insectes aquatiques
en utilisant des imitations réalisées avec des poils
et des plumes cachant un hameçon pour leurrer le poisson.
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Pour s'y retrouver dans l'art de la pêche à la mouche
et bien comprendre ces termes, il faut voir ces "mouches"
non pas comme de simples objets, mais comme les différentes
étapes de la vie d'un insecte aquatique (souvent une éphémère).
La Nymphe (L'étape sous-marine)
C’est l’insecte qui vit au fond de l’eau, sous
les pierres ou dans le sable.
Action : Elle dérive ou nage sous la surface.
Aspect : Souvent lestée (avec une bille de tungstène
ou du plomb) pour couler.
Elle est assez "trapue".
Le but : Imiter une proie facile pour les poissons qui se nourrissent
au fond sans faire l'effort de monter.
2. L'Émergente ou pêche à la noyée
(La transition critique)
C’est le moment où la nymphe remonte à la surface
pour se transformer en insecte ailé. Elle est coincée
dans sa "carapace" (exuvie) et essaie de percer la pellicule
de l'eau.
Action : Elle flotte pile dans l'interface entre l'eau et l'air
(le film de surface).
Aspect : Une partie du corps est sous l'eau, l'autre juste au-dessus,
souvent avec un peu de "poils" (CDC) pour flotter. Le
but : C’est le moment où l’insecte est le plus
vulnérable. Les truites adorent ça.
3. La Mouche Sèche (L'insecte volant)
C’est l’insecte adulte qui s'est extrait de sa carapace
et qui est posé sur l’eau pour sécher ses ailes
ou pondre.
Action : Elle flotte parfaitement sur l'eau.
Aspect : Très légère, avec des plumes ou des
poils qui emprisonnent l'air.
Le but : C’est la pêche "spectaculaire" :
on voit le poisson monter et gober la mouche en surface.
4. La Mouche spent (L'insecte mort ou dérivant)
Il s'agit souvent d'un insecte adulte qui a fini de pondre et qui
est mort, ou qui a été entraîné sous
l'eau par le courant.
Action : Elle dérive entre deux eaux (sous la surface, mais
pas au fond).
Aspect : Elle a des ailes inclinées vers l'arrière
et des matériaux plus souples qui "bougent" avec
le courant.
Le but : Imiter un insecte malmené par les flots.
Le cas particulier de l'Éphémère
Le terme Éphémère ne désigne pas une
technique de pêche, mais une famille d'insectes (l'ordre des
Éphéméroptères). C’est le modèle
de base pour la plupart des mouches artificielles. On l'appelle
ainsi car l'adulte ne vit souvent que quelques heures, le temps
de se reproduire. On peut donc pêcher avec une nymphe
d'éphémère, une émergente d'éphémère
ou une sèche d'éphémère.
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LA
TECHNIQUE DE LA PECHE A LA MOUCHE EN PRATIQUE
Cette technique de pêche fait appel à
trois méthodes qui imitent les stades de transformation de
l’insecte.
- La larve est le premier stade et dans ce cas il s’agit de
la pêche à la nymphe.
- La larve monte en surface pour quitter son fourreau et déployer
ses ailes, c’est la pêche à la noyée.
- L’insecte est dans la pellicule de l’eau et devient
un insecte parfait, c’est la pêche à la mouche
sèche.
- L’insecte mort ou spent dérive à
la surface, c’est également une pêche à
la mouche sèche.
Pour réussir dans cette pratique et qu’elle apporte à
son pratiquant de véritables satisfactions, un minimum de connaissances
sur l’écosystème est nécessaire, notamment
pour ce qui nous intéresse ici, celui où évolue
la truite
a) Le biotope, c'est-à-dire la rivière et les profils,
les courants.
b) Les êtres qui vivent dans ce milieu, c'est-à-dire
les insectes et les poissons.
Pour savoir quelle sera la « bonne mouche » votre approche
devra prendre en compte la saison, la rivière, le comportement
de la truite vous permettant d’appliquer une méthode
adaptée à la situation.
Des centaines d’imitations sont à la disposition du pêcheur
et de ce fait le choix est immense. Mon père disait ironiquement
en regardant ma collection de mouches «t’as l’embarras
du choix»… et il n’avait pas tort.
De cette époque, où je trimbalais des centaines de mouches
dans toutes les poches de mon gilet, je suis revenu à des bases
plus solides et une dizaine de modèles me suffisent pour faire
face à toutes les situations quelle que soit la saison.
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Jean Astier, mon maître, avait raison : cultive ton sens de
l’eau, soigne ton approche, la précision de ton lancer,
sa discrétion, son posé, la présentation de ta
mouche dans la bonne veine du courant et « tu feras mouche »
plutôt que rechercher une très belle artificielle mais
qui draguera et sera anormalement proposée au poisson qui la
refusera.
Quelle mouche ?
Depuis l’imagination des Egyptiens voici plus de 2000 ans qui
auraient « inventé » la pêche à la
mouche en voyant les poissons gober les morceaux de laine rouge qui
flottaient à la sortie d’un lavoir sur le Nil, jusqu’à
nos jours, ce sujet est inépuisable et risque de le rester
encore de nombreuses décennies.
Les moucheurs sont divisés en deux écoles
:
- Ceux qui ne jurent que par la mouche exacte se rapprochant le plus
possible de l’insecte d’origine.
- Ceux qui préfèrent utiliser une mouche « d’ensemble
» qui répond par sa forme et sa couleur davantage à
une mouche capable de représenter une famille de mouches mais
qui possède une flottaison parfaite pour se présenter
de manière optimale à la vue de la truite. Je ne me
prononcerais pas sur ce sujet, ne voulant me fâcher ni avec
les uns, ni avec les autres…
Savoir interpréter les gobages
ou leurs absences
Par son comportement la truite donne de précieuse indications
au pêcheur, à vous de savoir les interpréter.
- Lorsque vous entendez une grande succion, nul doute, c’est
le gobage typique d’une truite qui a suivi de bas en haut l’émergence
d’un trichoptère et qui happe le sedge en surface au
dernier moment avant qu’il ne lui échappe.
- Si le gobage est discret, à peine audible et presque invisible,
comme une goutte d’eau qui ploque, c’est une truite qui
ouvre la gueule pour aspirer l’émergente qui évolue
dans le film de surface.
- D’autres gobages sont plus subtils et demandent au pêcheur
une perspicacité visuelle parfaite et beaucoup de patience.
En bordure, sous une roche, une truite gobe à intervalles très
réguliers.
Mais cet intervalle n’est pas régulier et il pourra être
toutes les deux ou toutes les dix minutes.
Il faudra rester immobile et être persévérant
pour apercevoir le gobage et proposer une imitation.
Généralement cette truite est moins sélective
et gobe tout ce qui passe à sa portée.
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Le coup du soir !
De nuit les gobages sont difficiles à localiser avec précision.
ous devrez faire confiance à votre instinct et à votre
faculté de donner ou de reprendre de la soie pour attendre,
tant faire se peut, l’endroit où la truite a gobée,
généralement un trichoptère ou un plécoptère
de belle taille.
L’absence de gobage ne veut pas dire que la truite ne s’alimente
pas…
Elle continue à se nourrir mais de divers larves. Dans ce
cas, seule la pêche à la nymphe est la seule technique
valable puisque c’est la nymphe qui ira chercher le poisson
sur le fond.
Conseils d’expert
Pour tester plusieurs modèles et déterminer «la
bonne mouche» il est judicieux de monter deux mouches. Une
est fixée à l’extrémité du BDL
(la mouche de pointe) alors qu’une autre (la sauteuse) est
fixée par une potence à 60 cm de la mouche de pointe.
Ainsi une mouche pêche en surface et la seconde en noyée.
Vous saurez rapidement quelle est la bonne mouche du moment.
A bientôt au bord de l'eau !
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