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techniques de pêche en eau douce
savoir pêcher l'ablette en rivière

Ablettes en rivière : cannes, montages et amorces pour des bourriches garanties
La pêche de l'ablette en rivière est souvent sous-estimée. Pourtant, bien menée, elle récompense généreusement le pêcheur attentif et constitue une excellente école des automatismes fondamentaux : rythme d'amorçage, rappel régulier, ferrage immédiat. Pas besoin d'un équipement encombrant pour rentrer avec une belle friture, à condition de bien choisir son poste et d'adapter son matériel aux contraintes du milieu.

Choisir son poste : la première décision déterminante
En rivière, le boisement de la berge conditionne directement le choix de la canne. Une végétation dense oblige à sélectionner avec soin un emplacement dégagé en hauteur, permettant de travailler une grande longueur de canne au-dessus du pêcheur sans accrochage.
Les herbiers de bordure, souvent perçus comme des obstacles, sont en réalité d'excellents postes à ablettes : ces zones abritent des concentrations importantes de poissons blancs, attirés par la nourriture naturelle qui s'y accumule.
Repérez-les systématiquement avant de vous installer.

Deux cannes, deux approches
- La canne télescopique est la solution la plus accessible et la plus maniable pour le pêcheur amateur qui cherche simplement à constituer une belle friture (aussi la moins chère ! ).
Une longueur de 6 mètres couvre la grande majorité des situations. Son principal inconvénient réside dans la portance du flotteur : un fusiforme léger devient difficile à contrôler par vent même modéré.
On lui préférera donc un flotteur de forme olive, compris entre 0,60 et 1 gramme, suffisamment stable pour être déposé précisément dans la veine d'eau principale.
La longueur de ligne sera réglée 50 centimètres plus courte que la canne elle-même, afin de faciliter la prise en main du poisson et d'éviter tout fouettement incontrôlé.
- La canne à emboîtements change radicalement la donne. La précision devient ici une arme décisive : le flotteur droit effilé, parfaitement contrôlé, atteint un niveau de sensibilité nettement supérieur.
La contrepartie est évidente : déboîter les éléments, décrocher le poisson, puis réemboîter pour redéposer la ligne à 11 mètres relève de l'exploit sportif quand les touches s'enchaînent rapidement.
La solution ? Pratiquer un amorçage d'accoutumance progressif pour ramener peu à peu les ablettes vers la berge, puis basculer sur un kit court de 4,60 mètres une fois le banc fixé. Cette gestion intelligente du poste transforme une contrainte technique en avantage décisif.

L'amorce : la clé de voûte du succès
Quelle que soit la méthode choisie, l'amorce reste identique. Elle doit impérativement être souple et dispersante dès le contact avec l'eau, créant instantanément un nuage dans lequel les ablettes vont se précipiter pour s'alimenter.
Les appâts vivants (vers de vases en tête) seront déposés à la coupelle dans l'amorce pour concentrer les poissons sur la zone de pêche.
Attention cependant aux les pinkies qui profitent de l'humidité pour remonter sur les bords de la cuvette et s'échapper. Mélangez-les à l'amorce sèche au dernier moment, jamais dans une préparation trop humide.

Ne négligez pas les grandes ablettes. Elles fréquentent volontiers des profondeurs plus importantes que la friture de surface. En augmentant la plombée pour que la ligne descende plus rapidement dans la colonne d'eau, vous ciblez ces belles pièces qui ignorent superbement l'agitation des petits sujets. Une modification mineure du plombage suffit pour changer radicalement le profil des prises.

Recette d'amorce pour ablettes entre deux eaux :
- 5 parts de farine de maïs surfine jaune
- 2 parts de moulues fines
- 1 part de coprah nature
- 1/3 part de lait en poudre.
Cette formule produit un nuage léger, persistant juste ce qu'il faut pour retenir les poissons sans les rassasier.

Une pêche qui forme les réflexes
La pêche de l'ablette est souvent recommandée aux débutants, et à juste titre. Les bancs sont denses, les touches fréquentes, et chaque session oblige le pêcheur à développer des automatismes précieux : anticiper la touche, ferrer sans délai, recharger l'amorce au bon moment.
je vous rappele une évidence que l'on oublie parfois : la pêche a pour vocation de prendre du poisson, pas simplement de tenir une canne. Dans cette logique, l'ablette est une maîtresse d'école particulièrement exigeante et particulièrement généreuse pour qui accepte de l'écouter.

Le rythme : ce qui sépare la friture de l'bredouille
La régularité de l'amorçage est la variable la plus souvent négligée. En rivière, le courant disperse rapidement les particules ; il faut donc relancer une petite boulette à chaque coulée pour maintenir le nuage actif et retenir le banc sur le poste.
Un ferrage raté n'est pas une occasion perdue : c'est un micro-amorçage supplémentaire qui relance l'appétit des poissons présents.
Gardez ce rythme soutenu et la bourriche se remplira bien plus vite qu'on ne l'imagine.
Bonne session et belle friture au bord de l'eau !

à bientôt au bord de l'eau !





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