L'alose,
le poisson
venu
de la
mer
pour
frayer
dans
les
eaux
douces
L'alose
quitte
la mer
et remonte
les
rivières
(anadrome)
pour
pondre
ses
œufs.
Elle
fréquente
les
bassins
de la
Loire,
du Rhône,
de la
Vire,
de la
Dordogne,
de la
Charente
et de
la région
Bretagne
L'alose
est
sans
nul
doute
un adversaire
peu
commun
qui
offre
une
défense
spectaculaire,
qui
ressemble
à
si méprendre
à
celle
du saumon.
Ce poisson
n'est
pas
un hôte
naturel
des
eaux
douces
et l'alose
vient
uniquement
dans
les
estuaires
pour
se reproduire.
Elle
est
souvent
stoppée
dans
cette
avalaison
par
un barrage
ou une
retenue
et c'est
là,
sur
une
centaine
de mètres,
qu'il
est
possible
de la
piéger,
à
proximité
immédiates
des
frayères,
où
sont
regroupés
les
poissons...
et les
pêcheurs
!
L'alose
ne nourrit
pas
en eau
douce,
on peut
donc
considérer
qu'elle
attaque
tous
les
intrus
qui
évoluent
à
proximité
de son
territoire.
L'utilisation
de streamers,
poissons
nageurs
et leurres
souples
est
la meilleure
tactique
pour
provoquer
son
agressivité,
le matin
à
la pointe
de l'aurore
et au
crépuscule
lorsque
se couche
le soleil.
La
pêche
au
streamer
La
pêche
au
fouet
du
streamer
procure
de
grandes
émotions.
Le
meilleur
moment
se
situe
juste
avant
la
tombée
de
la
nuit.
Les
pêcheurs
sportifs
utilisent
des
streamers
de
belles
tailles
aux
couleurs
chatoyantes,
parfois
même
fluorescentes
pour
narguer
les
mâles
qui
protègent
les
frayères.
Passez
à
la
bonne
profondeur
!...
Pour
la
pêche
de
l’alose
l’important
est
de
passer
à
la
bonne
profondeur
ou
hauteur
d’eau
en
fonction
des
niveaux
et
de
la
température
de
l’eau.
En
début
de
saison
une
soie
à
pointe
très
plongeante
est
souvent
de
rigueur
car
les
aloses
se
trouvent
près
du
fond
et
ne
se
déplaceront
que
très
peu
pour
venir
se
saisir
de
notre
mouche.
Plus
l’eau
se
réchauffe,
plus
les
aloses
vont
se
déplacer
dans
la
couche
d’eau,
et
venir
plus
facilement
prendre
notre
mouche.
Il
faut
donc
sans
cesse
s’adapter
pour
trouver
le
bon
équilibre
soie-pointe-mouche.
La
gestuelle
En
début
de
saison,
malgré
une
pointe
très
plongeante,
il
faudra
réaliser
de
nombreux
mendings
(ou
replacement
de
la
soie)
pour
arriver
à
ralentir
la
dérive
et
pêcher
plus
«creux
».
Que
ce
soit
sur
le
Blavet
ou
l’Aulne,
en
début
de
saison,
les
niveaux
sont
hauts
et
les
eaux
froides
et
les
aloses
ne
sont
pas
encore
très
mordeuses.
Elles
font
souvent
ce
que
l’on
appelle
des
tapes
courtes,
et
dans
ce
cas
elles
sont
impossibles
à
ferrer.
Il
est
important
de
ferrer
très
vite
au
moment
de
la
touche.
Plus
les
eaux
vont
se
réchauffer
plus
elles
seront
agressives
et
viendront
prendre
plus
franchement
la
mouche.
Il
faudra
encore
trouver
le
bon
«
montage
»
pour
pêcher
à
la
bonne
vitesse/hauteur.Une
fois
la
bonne
soie
trouvée,
il
faudra
repérer
les
aloses
pour
pêcher
là
où
elles
sont
les
plus
actives.
Variez
les
présentations,
en
changeant
le
nombre
de
mendings
ou
le
poids
de
la
mouche
et
vous
prendrez
également
ce
magnifique
migrateur
qu’est
la
grande
alose.
Les
pêcheurs
bretons
utilisent
la
cuiller
ondulante.
Il
est
rare
que
l’alose
attaque
la
cuiller
pour
s’alimenter,
elle
chasse
plutôt
ce
leurre
qu’elle
considère
comme
un
importun
sur
sa
zone
de
frai.
Le
matériel
est
composé
d’une
canne
puissante
de
3.50
m,
d’action
semi-parabolique,
équipée
d’un
moulinet
à
tambour
fixe.
Le
nylon
varie
du
24
au
28/100,
un
peu
fort
pour
des
poissons
d’environ
4
kilos
pour
les
plus
beaux
spécimens,
mais
qui
opposent
une
bataille
farouche
avant
de
rejoindre
l’épuisette.
Pour
traquer
les
aloses,
vous
ferez
évoluer
la
cuiller
ondulante
au
ras
du
fond.
Il
est
donc
nécessaire
de
placer
juste
avant
la
cuiller,
un
plomb-avançon
de
10
à
15
grammes
lorsque
le
courant
est
faible.
Si
la
profondeur
de
prospection
est
importante
et
le
courant
puissant
vous
privilégierez
un
montage
simple
avec
une
olive
coulissante
de
25
à
40
grammes,
placée
50
cm
avant
la
cuiller,
ou
encore
mieux
une
bombette
plongeante.
Attention
parfois
l’alose
attaque
l’olive
ce
qui
provoque
de
fausses
touches.
La
pêche
au
"mini
shad"
est
aussi
une
pêche
très
intéressante
(voir)