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TOUT L'UNIVERS DE LA PÊCHE
la pêche à pieds

Les eaux douces Techniques de pêche Vidéos - Clips

LA PÊCHE A PIEDS
La pêche à pieds est certainement la pêche la plus accessible à tous.
Elle est idéale pour s'initier au monde de la pêche.
Le principe de la pêche à pieds est simple : en se retirant, la mer laisse derrière elle une formidable faune marine enfouie dans le sable, cachée dans les rochers ou rampant sous les algues en attendant la prochaine marée.
La pêche à pieds est un loisir simple et peu onéreux qui allie détente et plaisir gastronomique.
Près de 2 millions de Français s’y adonnent chaque année, régulièrement ou à l’occasion d’un court séjour. Cet engouement n’est pas sans conséquence : avec des pêcheurs toujours plus nombreux, les gisements peuvent s’épuiser et les estrans sont fragilisés. En adoptant de bonnes pratiques, chaque pêcheur à pied contribue à ce que ce plaisir reste accessible, à tous et pour longtemps.
  

Depuis tout enfant j'ai grandi avec la mer et l'océan m'a captivé.
Bien sur la découverte de l'estran avec mon père, mais l'attrait était si puissant, que j'ai demandé à faire mon service militaire dans la marine.
J'ai sillonné la plupart des mers et des océans sur le porte-hélicoptère "Jeanne d'Arc" et je n'avais pas eue d'attaches au pays, je crois bien que j'en aurait fait mon métier...


Attiré par l'ambiance rythmée des marées, j’ai pratiqué les pêches que la mer m'offrait.
La pêche à pieds, la pêche du littoral et la pêche embarquée.
Celle qui m'a apporté les plus grandes satisfactions est très certainement la pêche à pied.
Les plaisirs de marcher dans l'eau, de rechercher coquillages et crustacés en soulevant les pierres, les algues, en traquant les traces dans le sable ou en poussant le haveneau pour récupérer quelques crevettes. Le soleil du midi ou l'air vivifiant de la Manche, les sable blond des Saintes ou de Bizerte, les "fracasses" de Belle-Ile-en-mer et les rochers de la Côte d'Opale, tout est destiné à satisfaire mes plaisirs, sans retenue.


LES RÈGLES DE BASE

La pêche à pied est très certainement l’une des premières « chasses » de nos ancêtres qui vivaient sur le littoral. Elle est aussi un passe-temps agréable, qui peut demander des efforts, mais plus l’effort est important et plus la récompense à de la valeur. Au final la pêche à pied apporte à tous beaucoup de satisfaction et est une véritable école de la nature. Pour pratiquer la pêche en mer, du bord ou en bateau, il est important de parler des droits, mais aussi des devoirs.



Avant la pêche
Je me renseigne sur la qualité sanitaire des sites de pêche à pied que je fréquente
J'évite d'aller pêcher après de fortes pluies
Je vérifie les horaires de marée
Je consulte les prévisions météorologiques du jour
Je reste à la maison les jours d’orages ou d’épaisses brumes matinales
Je préviens mon entourage
J’emporte toujours avec moi un moyen de communication ou de signalisation (téléphone portable le196 pour les secours), un sifflet, une lampe torche


Pendant ma pêche

Je respecte les interdictions de pêche et de consommation
Je pêche à l’écart des zones portuaires, embouchures de cours d’eau et réseaux d’évacuation des eaux
Je pêche sur des endroits connus et fréquentés
Je ne pêche pas à moins de 15 m des parcs conchylicoles
Je respecte les tailles et les quantités de capture autorisées
J’utilise les outils de pêche autorisés
Je lave et rafraîchis les coquillages à l’eau de mer
Je reste joignable et à vue des autres pêcheurs à pied
Je surveille régulièrement la montée de l’eau
Je prends garde au brouillard, aux coups de soleil et aux chutes

Après ma pêche
J’élimine les coquillages morts, ébréchés ou dont l’odeur est suspecte
Je conserve rapidement les coquillages au réfrigérateur
Je consomme les coquillages rapidement après la pêche, le jour même de préférence
Je fais dégorger les coquillages pour éliminer le sable et la vase
Je lave soigneusement les coquillages avant de les consommer
Je consomme les coquillages en famille ou entre amis (leur vente est interdite)

Sur les côtes rocheuse, contrairement aux longues plages de sable fin, la marée est limitée. A l'étiage, l'eau se retire fort peu en hauteur et en temps. Lors de l'étiage supralittoral les organismes ne sont immergés que pendant de courtes périodes, à moins que l'embrun ou la puissance des vagues ne les atteignent. Cet étage du littoral ne peut donc être peuplé que par des espèces résistant à la dessiccation, à la lumière crue et aux températures variables prédominantes. A l'étiage infralittoral, l'environnement étant bien plus favorable, la concurrence entre les espèces susceptibles de prospérer est grande.
On y rencontre donc de nombreuses plantes et des animaux sédentaires qui font le repas des poissons à bouche dure.

Les bons coins
Il semblerait qu'il y a plusieurs manières de trouver "le bon coin".
La première méthode qui vient à l'esprit est de passer au peigne fin les côtes à l'aide de Google Maps et de sélectionner systématiquement ce qui semble intéressant. Pourquoi pas, mais ceci est long, fastidieux et souvent inutile.
Il est rare que l'on trouve finalement l'endroit tant convoité...
Les chances sont quasiment nulles en vérité.
Une autre consiste à écouter et relever ce que disent ou écrivent les uns et les autres. Il est rare qu'un pêcheur donne son"coin" de pêche, sous peine de le voir rapidement envahi.
Et puis en mer, il y a les sans-gêne qui sous prétexte de vous saluer, marquent avec leur GPS l'endroit où vous pêchez et qui reviendront sur ce poste et même vous décourageront d'y retourner.
Je hais ces indélicats et lorsque je reconnais à son comportement un de ces plaisanciers de merde je m'éloigne discrètement de mon spot pour les aguicher sur un
endroit nul de chez nul.
Comprenant que je ne suis pas dupe de leurs comportements, ils se découragent aux bouts de quelque temps.
Il serait bon de leur rappeler les règles du "savoir-vivre". Bref ....


La bonne méthode, la seule valable à mes yeux, fait appel à la connaissance du secteur où je pêche en prend le temps de comprendre et d'apprendre le comportement des poissons sur la zone. Ceci nécessite un apprentissage des connaissances de le gent aquatique et qui premet de trouver tous les endroits susceptibles d’être habités les crustacés, les mollusques et poissons du bord de mer proches du littoral.
Suivant son métabolisme, chaque poisson est sensible aux variations du relief sableux ou rocheux et des courants marins lus ou moins puissants. Pour en savoir davantage, il suffit de consulter toutes les cartes marines disponibles en capitainerie ou sur certains sites du Web, contre quelques euros généralement. Mais ce n'est pas de l'argent perdu, loin de là. Quelques logiciels sont parfaits comme MaxSea ou Google Earth pour exemples, mais il y en a d'autres...


  

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