LES
TECHNIQUES DE PÊCHE EN EAU DOUCE
Il
faut différencier les esches et les appâts.
On désigne par esche
une nourriture animale (vers, asticots, mouches)
On désigne par appât, une nourriture végétale
ou transformée (bouillettes, herbes, pâtes, graines etc)
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LE
CHOIX DES ESCHES
Il serait plus simple d’utiliser ce que mangent naturellement
les truitess pour les attraper, mais cela n’est pas toujours
facile. Puisque le poisson a une très grande faculté
à s’adapter, le pêcheur lui propose des esches
disponibles en grandes quantités.
Détails des vers et larves animales : les esches.
Si
la majorité des poissons d'eaux douces sont carnivores, tel
que le brochet ou encore la truite, certains poissons sont herbivores,
comme le gardon ou la brème, se nourrissant exclusivement d’algues
ou de plantes aquatiques.mais tous sans exception ne sauraient résister
à une larve d'insecte ou un ver de terre.
Le régime alimentaire est aussi influencé par le stade
de développement de l'animal ; une larve de poisson, un juvénile
ou un adulte ne se nourrissent pas de la même façon.
Les poissons d'élevage sont nourris de manière différente
selon qu'ils soient omnivores ou carnivores.
Certaines piscicultures nourrissent leurs poissons avec des protéines
issues de larves d'insectes, ce qui permet ainsi de limiter la surpêche.
Dans
la nature, il en est tout autrement et les pêcheurs recherchent
en permanence des espèces et des appâts qui pourraient,
tant se faire se peut, ce que les poissons consomment de manière
naturelle dans les eaux douces.
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LES PRINCIPALES
ESCHES UTILISÉES
EN EAU DOUCE
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• LA LARVE DE LA GUEPE
Les larves de guêpes maçonnes se trouvent facilement
dans les parpaings creux entreposés ou dans les anfractuosités
de certains murs en ruines. Les guêpes pondent un seul œuf
entre le printemps et l'automne.
Leurs larves se nourrissent de chrysomèles, de coléoptères
et de chenilles qui ont été paralysés et servent
de réserve de nourriture.
Il faut en général 12 chenilles pour que la larve
de guêpe puisse se développer et atteindre la maturité.
Récoltez les petits nids d’argile et ouvrez-les précautionneusement
avec un cutter bien affûté.
Vous pourrez utiliser cette belle larve pour les gros gardons, les
carassins et les poissons chats.
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LA LARVE DE L'HANNETON
De belles et grosses larves sont souvent décisives dans la
recherche de beaux poissons.
Ceci est vrai, certes pour la truite, mais d’autres poissons
d’eau douce ne sont pas insensibles à une larve de
hannetons ou de guêpes maçonnes.
En zone rurale, au printemps, vous trouverez des hannetons communs
dans le compost du jardin, sous le tas de bûches destinées
à la cheminée.
En dehors du fait qu’il va certainement vous poser quelques
soucis au potager, sachez que sa larve est un appât excellent
pour traquer les grosses brèmes en début de saison.
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LE
GAMMARE
Omnivore, le gammare (Gammarus roeselii) est un minuscule crustacé
d’eau douce de 0.8 à 2 centimètres qui se nourrit
d’algues.
Il est riche en caroténoïdes et sa consommation exagérée
donne à ses prédateurs, notamment la truite, une chair
rose et un goût hors du commun.
Il est considéré comme un bio-indicateur des ruisseaux
et des rivières absentes de pollution. Il nage vite en «
marche arrière » ou rampe sur le flanc et possède
sept paires de pattes.
Pour conserver les gammares il convient de les placer dans une petite
boîte sur une mousse humide dans le bas du réfrigérateur
(8°)s.
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• LA TEIGNE
La teigne (Galleria Mellonella) appelée aussi fausse teigne
de la cire ou ver du rucher est la larve d’un papillon de
nuit, de la famille des mites, qui colonise les ruches.
Elle ressemble à une petite chenille de 1,5 à 2 cm
de long, tendre, blanche jaunâtre avec une petite tête
marron foncé.
La teigne vendue en copeaux est généralement plus
consistante et plus pâle que la teigne vendue en rouleaux
et elle est plus grosse.
Très peu utilisée pour le coup, elle permet néanmoins
de sauver une partie de pêche sur de grosses brèmes,
tanches ou des hotus.
A conserver à l’abri de l’humidité.
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LE VER DE FARINE
Le Ténébrion meunier (Tenebrio molitor) est un insecte
coléoptères qui affectionne notamment les farines
de céréales où la femelle pond des œufs
petits et transparents, difficiles à détecter dans
la farine.
Il en sort de minuscules larves blanches, qui se colorent peu à
peu.
Après un mois, la larve est vermiforme, de couleur marron-jaune
que l’on l'appelle le « ver de farine ».
Comme la teigne, cette esche est très peu utilisée
pour la pêche au coup mais s’emploie avec succès
dans des tactiques entre deux-eaux visant surtout les carassins
et les chevesnes.
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LE VER CANADIEN
Le ver canadien Lombricus Terrestrus est comme son nom l'indique
originaire du Canada. Il est le plus gros la gamme de vers (de 15
à 20 cm de long pour 4 gr).
Il est d’une couleur rouge foncé et possède
une extrémité postérieure aplatie.
Au bout d’un hameçon tige longue, il fera le bonheur
des gros poissons blancs, des truites mais surtout des anguilles
(silure, perches …)
Une esche idéale pour la pêche de tous types de poissons.
Vous pouvez la couper enmorceaux, cela attirera beaucoup de poissons.
Très utilisée pour la pêche à l'anguille
et du poisson-chat.
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LE
VER DE BERGE
Vous pourrez le ramasser aussi toute l’année en bordure
des mares et des terrains spongieux, même dans les terres
légèrement salées des régions du bord
de mer. Il adore la terre humide et sa récolte est généreuse
au printemps.
Plus difficile dès que le soleil réchauffe les terres.
Il séjourne le long des berges humides et est emporté
rapidement dans les eaux aux fortes pluies… les poissons en
raffolent naturellement. Vous le repérerez facilement au
petit boudin de terre qu’il laisse lorsqu’il travaille
le sol. Il se reconnaît à une peau plus épaisse,
légèrement rose brun de 5 à 7cm.
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LE VER LOMBRIC -
ver de terre
Quel animal étonnant
que ce lombric (Lumbricus terrestris) dit "ver
de terre" animal aveugle, dépourvu de poumons (respiration
cutanée) et qui n’aurait pas vraiment de cerveau.
Il atteint de 10 à 15 cm et son poids est de 3,5 à
5,0 gr.
Ce curieux animal est pourtant l’espèce la plus répandue
sur notre terre avec 13 grandes familles pour environ 5000 variétés
dénombrées à ce jour.
Cette espèce demande beaucoup d’espace pour en faire
l’élevage.
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LE VER DENDRO
Appelé souvent à tort "ver géant"
le dendros (Dendrobeana veneta) est un magnifique ver de couleur
rouge avec zébrures marron clair, vivant de la décomposition
de matières organiques de surface.
C'est
un ver de compost de grande taille, entre 6 et 10 cm il se retrouve
naturellement dans les tas de fumier.
Le
ver dendro est utilisé pour le lombricompostage et en particulier
en pour servir d'appâts de pêche ou de nourriture animale
.Il peut vivre dans des conditions climatiques plus larges.Il
présente l’avantage d’avoir une taille intermédiaire
entre le ver du fumier et le lombric, ce qui permet d’en faire
un ver d’appât acceptable.
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LE VER DE FUMIER
Le ver de compost que l’on trouve dans le fumier et le compost
(Eisenia foetida) est un ver vorace très segmenté,
avec des anneaux clairs, tigré de rouge pourpre et un peu
jaunâtre. Il mesure quatre à cinq centimètres.
Il vit à la surface du sol, se nourrit des végétaux
en décomposition dans les tas de compost bien arrosés,aérés
régulièrement à des
températures de 20 °C à 25 °C. Son
liquide âcre qu’il libère lorsqu’il est
piqué à l’hameçon n’est pas toujours
du goût de tous les poissons. Une autre espèce est
devenue l’objet d’une production intensive : le ver
nocturne africain qui devrait devenir l’un des vers les plus
courants pour la pêche
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LE
VER ROUGE
Appelé "ver de Californie" ou "ver rouge"
(Eisenia Andreï) ce
ver de terre est de couleur très rouge. Il préfère
les matières fraîches et contrairement à ce
que son nom laisse entendre, il est bien français.
Il s’agit d’un petit ver de 8 à 12 cm que l’on
trouve dans la terre non traitée.
Il affectionne particulièrement les pelouses et il se ramasse
facilement pendant la pluie.
Pour le récolter, plantez deux piquets métalliques
à 1 mètre l’un de l’autre sur un sol préalablement
mouillé et reliez-les par un fil de cuivre sur les cosses
d’une batterie.
Electrisés, ils sortiront rapidement de terre.
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LE VER RUBELIUS
Surnommé le lombric des marais, c'est une espèce de
vers de terre de la famille des Lumbricidae que l'on trouve directement
à la surface du sol caché sous les feuilles, dans
des sols agricoles non traités et forestiers.
Il est présent sur l'ensemble de la planète mais il
est malgré tout assez rare, que l'on trouve p^rincipalment
au Pays Bas.
Il ressemble à l’Eisenia foetida par sa petite taille
et parce qu’il absorbe aussi la matière organique en
grande quantité.
On le différencie du ver de fumier par sa couleur rouge unie.
On l’utilise volontiers pour l’élevage et fait
le boheur des pêcheurs en début de saison pour pêcher
la truite.
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• LE VER A TETE NOIRE
Il s’agit d’une autre espèce de ver (Aporrectodea
longa) de la famille des vers de terre
Concernant ce ver de terre (ou vartiau) il faut noter l’absence
d’anneau (clitelllum).
Le Lombric à tête noire est un ver de terre brunâtre,
gris foncé à l'avant, plus clair à l'arrière.
Son anneau de fécondation, le clitellum, est jaune sale.
Son corps cylindrique est allongé, peu effilé à
l'avant et aplati à l'arrière et sa queue se termine
en feuille de saule pour s’ancrer dans sa galerie.
Il est excellent coupé en dés dans l’amorce.
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SUR
LE FOND OU EN SURFACE... AU TOC
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DIVERS
La sangsue
Les poissons mangent assez peu de lombrics. Ce sont les vers oligochètes,
que les espèces fouisseuses consomment en priorité.
Les sangsues constituent l'ordinaire de nombreux poissons dans les
mares et les eaux de piètres qualités. ainsique
la plupart des mollusques aquatique.
Le morio : ver de farine géant s’élève
facilement en aquarium (Ténébrionides).
Le perce-pousse : sorte de chenille blanche issue d’une
guêpe munie de 2 mandibules.
Le porte-bois : larve de « phrygane » à
tête noire qui se récolte sous les cailloux des torrents.
Le tubifex : sont des vers longs de 2 à 3, parfois
10 cm et mince d'un diamètre de 1 mm, ils sont généralement
de couleur rose pale, parfois blanc, ils se cachent dans le sol où
ils poussent la tourbe au-dessus du gravier, mais ils sont visibles
parfois en surface parmi les déchets.
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LES MOLLUSQUES AQUATIQUES
Souvent méconnus des pêcheurs, qui ne les utilisent guère
comme appâts, les mollusques aquatiques sont pourtant très
appréciés des poissons, notamment les escargots d'eau
(limnés).
Ils sont bien représentés dans les plans d'eau riches
en végétation. L'Anodonte des étangs, appelée
aussi Anodonte des Cygnes (Anodonta cygnea), est une moule de grande
taille, pouvant atteindre 20 cm.
Ce
bivalve d’eau douce se retrouve les régiosn et privilégie
les étangs où il participe au maintien d’une eau
potentiellement limpide, en favorisant son épuration. On parle
alors, d’espèce bio-épuratrice. Mais pas seulement,
il s’agit également d’un important bio-accumulateur
et par conséquent bio-indicateur, qui ne résistera pas
longtemps, à une pollution trop importante de l’eau,
alors qu’il peut rester plusieurs mois, enterré dans
la vase.
Autres mollusques très répandus, y compris en rivière:
les anodontes ou moules d'eau douce.
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