LES
TECHNIQUES DE PÊCHE EN EAU DOUCE
comment
amorcer
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Si la
réussite d’un pêcheur dépend pour une
grande partie de sa conduite de ligne, mais aussi de ses esches
et de l’amorce utilisée, il n’en demeure pas
moins que cette réussite ne saurait être confirmée
dans une certaine habileté pour amorcer.
Disposer d’une
bonne amorce
est une chose, savoir s’en servir en est une autre. Trop de
pêcheurs commettent des erreurs d’amorçage.
Quiconque a observé le déroulement d’un concours
a sans doute remarqué que la plupart des compétiteurs
amorçaient systématiquement de la même manière,
qu’il s’agisse d’une pêche d’étang,
de canal ou de rivière.
Il est évident que cette manière de procéder
entraîne de cuisantes bredouilles.
Un amorçage doit être conçu en fonction de deux
facteurs :
- Le poisson
recherché
- Le parcours à prospecter
Ces deux notions sont étroitement liées. La méconnaissance
de l’un de ces facteurs peut avoir de néfastes conséquences
sur le résultat espéré d’une partie de
pêche…
Pour expliquer plus clairement ces dires, prenons un exemple simple
mais de plus en plus fréquent !
La majorité des pêcheurs s’accorde à dire
que le gardon
et la brême
sont des poissons de fond. Cependant dans certains endroits l’écosystème
se trouve déséquilibré soit par un fond extrêmement
vaseux, soit par l’absence d’oxygène due à
la pollution. Le poisson qui vivait normalement sur le fond navigue
maintenant entre deux eaux. Le pêcheur qui à priori
n’a pas soupçon de cette particularité, s’il
amorce lourdement, risque de ne rien prendre.
Il est aussi certain que le gardon et le carassin
(pour ne citer que ceux-là) évoluent à diverses
hauteurs dans la colonne d'eau)
L'AMORCAGE EST DEFINI PAR LE PARCOURS
Il est difficile d’apporter une réponse précise
et définitive à ce problème, car il n’existe
pas de règles vraiment absolues. Il est certes des principes
généraux, mais ils sont souvent sujet à caution.
Pour ma part, la connaissance et l’observation du plan
d’eau à prospecter sont les seuls critères de
référence.
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L’amorçage
entre deux eaux.
La manière de procéder est assez simple : il suffit
de jeter à cadence régulière de petites quantités
d’appâts, mais attention, cet amorçage doit être
très précis, régulier et parcimonieux. La coupelle
sur le dernier scion de la canne à emboîtement prend
toute sa dimension utilitaire.
Soyez
précis : car si vous lancez votre amorce aux quatre
vents, vous risquer de désorienter ceux que vous vouliez rassembler.
Parcimonieux : les jets répétés d’appâts
vous permettent de «garder le contact» avec le poisson,
mais trop d’amorce risque à la longue de gaver celui-ci.
A la grande canne
télescopique la main du pêcheur qui amorce sera cadencée.
A
l'anglaise le frondage doit être impérativement précis
sous peine de disperser la gente aquatique.
Dans tous les cas l’action de l'amorce devra être rapide,
composée d’ingrédients de couleur claire si vous
pêchez l’ablette, de couleur brune si vous pêchez
le gardon ou la brèmette.
Noire et sucrée pour la tanche etc..
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Si
les amorces du commerce sont très très pratiques,
je reste pour ma part fidèle à mes propres compositions,
même si ceci semble dépassé !
Par principe je suis contre tout ce qui ne nécessite pas
la réflexion et ce dans tous les domaines - absolument non
au "consommer-sans-raisonner"
A ce sujet, j’ai écris un livre
sur l’utilisation des farines et des amorces pour répondre
à chaque situations précises, par lieux et par espèces.
Inutile de vous dire que ce livre est absolument indispensable.
- ABLETTE :
biscottes, farine de maïs jaune, crème de riz
- GARDONNEAU : arachide brune, noix, pain dur broyé, argile
très fine
- BRÈME : chapelure blonde, chapelure rousse, chènevis
moulu, coco belge, TTX fin
Toute amorce,
la meilleure soit-elle, pour être efficace, doit être
agrémenté d’esches.
Reste à définir quel le bon dosage pour ces pêches
d’entre deux eaux.
Bien évidemment celui-ci sera conditionné par la densité
du cheptel piscicole réuni sur le coup.
Pour le fouillis, je pense que pour une partie de pêche de
deux à trois heures, un demi-litre de ces vers sont suffisant.
Cependant la vie de ces larves est relativement éphémère.
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Aussi est-il
impératif de veiller à incorporer celles-ci au fur et
à mesure de vos besoins. Certaines fois, au cours d’une
partie de pêche, vous constaterez que le poisson présent
dans le nuage de votre amorce, se désintéresse de votre
esche. Vouloir résoudre ce problème à grand renfort
d’appâts sur le coup ne fera qu’envenimer les choses.
Une possibilité, si ce n’est la meilleure pour raviver
l’appétit de vos partenaires est d’envoyer une
pincée de fouillis pur et de rappeler uniquement avec de la
terre. Mais attention, proposer trop de vers risque malgré
tout de nuire aux résultast attendus.
L'AMORCAGE
ENTRE DEUX EAUX
Que vous pêchiez en étang, en canal ou en rivière,
vous devez avant d’amorcer respecter certaines règles
incontournables.
***** 1- Sonder précisément
On n’apporte
jamais assez de soin au sondage et pourtant… Il doit être
minutieux, effectué à la verticale du scion et non
à l’oblique, comme trop souvent nous le voyons faire.
Les obstacles qui pourraient gêner éventuellement
la circulation de votre ligne, doivent être détectés
pendant le sondage.
Plusieurs coulées à vide ne sont pas superflues.
Imaginez la scène : sans aucun contrôle préalable,
vous appâtez.
Au bout de deux passages, vous vous apercevez que le poste est
impêchable, racines sur le fond, roches, et autres obstacles
submergés. Vous avez amorcé inutilement, il ne vous
reste plus qu’à recommencer un peu plus loin
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2-
Repérer l’endroit où vous voulez pêcher
Trop de personnes appâtent sans avoir seulement repéré
le secteur où la ligne và évoluer. Partant du
principe erroné qu’il faut toujours pêcher plus
loin que le voisin, ceux-ci, une fois l’amorçage terminé
s’aperçoivent qu’ils ne pourront jamais pêcher
sur la zone appâtée.
Afin de remédier à ce problème de repérage,
il est conseillé de poser la canne sur des supports (facile
avec une station) et de lancer à la pointe du scion, même
légèrement en retrait pour être plus précis
et plus efficace.
Moins c'est loin... plus c'est facile !
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IL
Y A LIEU DE DISTINGUER DEUX SORTES D'AMORCAGES
L'amorçage de départ
Comme je l’ai déjà écrit précédemment,
celui-ci est souvent source d’erreurs grossières.
La majorité
des pêcheurs appâtent systématiquement de la
même manière, un peu par habitude en sorte. A savoir,
on balance au début de la partie de pêche un peu
n’importe où une vingtaine de boulettes d’amorce
biens serrées pour que cela descende plus vite sur le fond,
sans se soucier pour autant des conditions de pêche présentes,
comme un courant, ou pas .
Il est évident
que si l’on adopte cette manière de faire, les résultats
ne peuvent être que précaires : un jour ça
marche, le lendemain non ! Sans vouloir faire du zèle,
je pense pouvoir dire que tout amorçage doit être
modulé en fonction des particularités du plan d’eau
et du poste de pêche bien évidemment…
L'amorçage
de rappel
Comme son nom l’indique, cet amorçage doit ramener
le poisson au moment où les touches s’espacent. La
composition de l’amorce de rappel est identique à celle
de départ mais plus légère (sans trop tout
de même).
En rivière courante et en fleuve, il faut lancer très
légèrement vers à l’amont de manière
à faire venir le poisson sur le coup ou à le maintenir
(ou sur le scion si l'amorce est lourde (ajonction de graviers)).
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En
étang juste en retrait du scion
Il est bien entendu que le jet de grosses boules est prohibé
car ceci feraient fuir le poisson à tous les coups !
Comment gérer l'amorce et la tactique
d'amorçage ?
Je conseille toujours d'utiliser les mêmes bases, de manière
à bien comprendre et maîtriser la mécanique de
son mélange.
Les paramètres de réussite sont tellement nombreux qu'il
est préférable de ne pas les multiplier par des amorces
différentes qui deviennent incompatibles.
J'emploie de préférence des amorces brunes qui sont
souvent les plus sures et je trace rarement dès le départ,
à l'exception de la pêche de la brème dans le
Rhône à Vallabrègues.
L'hiver lorsque les eaux deviennent transparentes, je préfère
les amorces noires .J'ajoute toujours de la terre pour augmenter la
densité du mélange et améliorer ma précision
à l'amorçage. Ceci permet aussi d'être plus affirmatif
sur l'endroit où se posent les boules. par contre j'utilise
rarement le tapis de terre, qui est surtout efficace quand les quantités
de fouillis autorisées sont importantes ou quand il y a de
la navigation.
Concernant le rappel, je suis plutôt un adepte de la recharge...
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