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17 - CHARENTES MARITIMES
b NOEUDS Le matériel de pêche présente la particularité d'être spécifique et les combinaisons infinies, selon le poisson recherché et la technique privilégiée, ce qui peut rendre la pêche complexe de prime abord.
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charente maritime
Le canal de Charras est situé dans le centre-ouest de la Charente-Maritime, au nord de la Charente dont il est un tributaire et draine le Marais de Rochefort. Ce canal de dessèchement correspond aux cours inférieurs de la Gères, qui a été canalisé une première fois pendant le Moyen Âge et de la Devise. Les travaux de construction ont seulement été achevés au début du XIX ème  siècle, en 1812.
C'est un canal qui n'est pas navigable.

V   LE CANAL DE CHARRAS
Sur ses 20 km  le canal est longé par un chemin praticable en voiture et accessible uniquement  à la belle saison.
Deux accès sont possibles, soit par Ballon, par le Pont de Lagord soit par Charras (proche Saint Laurent de la Prée).
Cette partie du parcours est un véritable havre de paix pour les pêcheurs !

Canal de petit gabarit, n’ayant ni navigation ni mouvement d’eau. Sa largeur excède rarement une douzaine de mètres, mais pouvant parfois atteindre jusqu’à dix-huit mètres dans sa partie inférieure, toujours très sauvage.
En règle générale, on pêche facilement la berge d’en face sans avoir recours à la canne anglaise mais simplement en allongeant la bannière.
Les berges ont le mérite d’être très bien entretenues par la Direction Départementale de l’Equipement, mais attention à ne pas glisser car les roseaux séchés qui jonchent le sol sont glissants et la baignade forcée guette à tout moment le promeneur maladroit.
Pour l’anecdote, lors d’un concours en juillet 2007, trois pêcheurs ont fait un petit plongeon,  mais l’eau n’étant pas froide, cet incident ne fut  pas vraiment désagréable !


La population de poissons blancs présente, est à la fois riche et diverse : on y trouve en majorité des carassins de 200 g mais dépassant parfois le kilo, des carpes d’une puissance phénoménale d’environ 1 à 3 kilos, des poissons-chats d’une moyenne de 50 g, des plaquettes, des gardons, quelques rotengles et même des ablettes. L’arrivée des poissons-chats sur ce bief a rebuté de nombreux pêcheurs, pourtant il est tout à fait possible de réaliser des bourriches exceptionnelles en les évitant.
Le fond forme une cuvette profonde en son milieu de 2,5 mètres et remontant doucement sur les bordures. Alors que la rive où l’on pêche est très propre, l’autre berge est sauvage. Des roseaux et des ronces y poussent allègrement, surplombant de quelques dizaines de centimètres parfois le canal. C’est sous ce tapis de végétation que les poissons trouvent refuge, gobant baies et insectes qui tombent à l’eau. Les poissons naviguent alors le long de la bordure, à la recherche de nourriture. Dans la partie la plus profonde, vers le milieu du parcours, on trouve une plusieurs blancs de poissons-chats, mais qui, depuis peu, se font de plus en plus rares pour une raison encore mystérieuse. Qui va s’en plaindre ?
On y trouve en majorité des carassins de 200 g mais dépassant parfois le kilo
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CAS PRATIQUE
Après cette rapide présentation des lieux, je vous propose d’aborder ce canal en prenant pour exemple le concours qui se déroulait le 12 août dernier et où j’ai terminé à la seconde place avec 4300 points.
Ma tactique est basée sur une pêche principale de carassins à l’agrainage, avec deux autres pêches de recours possibles, c’est-à-dire des plaquettes et des gardonneaux entre-deux eaux, au rappel avec une amorce qui trace légèrement, ou une pêche propre et plus technique de poissons-chat sur le fond.
Je prépare une amorce fine, de couleur beige, susceptible de maintenir les chats sur le fond, mais qui me permet en la surmouillant de pêcher également au rappel. Elle est composée de deux paquets de Sensas 3000 Explosive Etang auxquels j’ajoute 500 gr de tourteaux de maïs fin mis à gonfler la veille au soir.
Pour ce concours, je tire le numéro 19, exactement dans l’angle d’un virage. La berge d’en face est à environ 14,5 m et les poteaux de soutien en bois sont apparents. Sur la gauche et la droite, des ronces touchent l’eau. Avec le vent dans le dos je n’aurai pas de mal à présenter mon hameçon au plus près de ces obstacles, là où les poissons naviguent habituellement.
Ma tactique est basée sur une pêche principale de carassins à l’agrainage.
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V   LES LIGNES.
Je monte deux lignes pour le carassin équipées de flotteurs RIVE n°18 de 0,20 g et 0,50 g.
Le corps de ligne est en 10/°° et le bas de ligne en 8/°° terminé par un hameçon Drennan Polemaster n°18, assez fin de fer, qui me permettra d’alterner les esches : vers de vase, pinkies ou gozzers. Les lignes sont fines car les carassins sont ici très malins et l’esche doit se présenter le plus naturellement possible.
La disposition des plombs est, de fait, ajustée ; sur les deux lignes, les deux derniers plombs sont des n° 12, et la plombée est en queue de rat de manière à assouplir au maximum la présentation de l’esche. Alors qu’il y a environ 1,80 m de fond à 14 m, j’utilise des lignes de 3,50 m. La longue bannière me permettant ainsi d’aller chercher les poissons dans leur tanière.

Je monte également deux lignes pour les chats, de 0,60 g et 1 g avec une plombée basse et des plombs de touche n°8.
Les hameçons sont des VMC 7003, n°16 noir, moyen de fer mais très résistant.
J’ai donc quatre lignes de montées, deux pour le carassin sachant que la 0,20 g pourra également me servir à pêcher les plaquettes entre-deux eaux et deux lignes pour les chats.
Du côté des esches, ¼ litre de fouillis maximum.
J’ai donc prévu un petit quart de fouillis (200 g) et un gros quart de litre de gozzers blancs et rouges (2/3 de blancs, 1/3 de rouges) pour l’agrainage.
Pour l’hameçon, j’ai prévu des vers de vase, pinkies, gozzers ainsi que des vers de terreaux.


V  

Amorçage.
Le principe est de créer, avec l’amorce, une source de nourriture de manière à fixer les poissons sur une zone précise puis de générer une concurrence alimentaire autour du point d'amorce en agrainant très régulièrement des gozzers.
Il est important d’agrainer légèrement en retrait de la berge opposée de manière à inciter les poissons à sortir de leur cache.
Dans le cas contraire, ils se contenteront de gober les gozzers qui leur tombent sous le nez et il sera évidemment plus difficile de les prendre.
J’utilise quatre litres d’amorce à 14 m avec 100 g de fouillis et une pincée de gozzers inertes (en les roulant fortement sur un tamis) et j’amorce environ un litre à 6 m.
Il me reste ainsi trois litres pour le rappel, si besoin se fait sentir.



V  

Début de pêche :
Juste après l’amorçage, je commence avec la ligne de 0,20 g, plombée étalée et deux vaseux à l’hameçon afin de prendre gardons et plaquettes dans le nuage d’amorçage. J’ai immédiatement une touche, une plaquette de 100 g. Je remets de suite la même chose et commence à agrainer environ une douzaine de gozzers toutes les minutes trente.
Le manège est toujours le même : je lance la ligne pour que l’hameçon longe la berge et descende doucement sur l’amorce, j’agraine, je laisse la ligne sur le coup deux à trois minutes, puis relance à nouveau la ligne en début de coulée.
La ligne a à peine effleuré la surface que le flotteur disparaît sous l’eau : c’est un carassin de 500 g environ.
Je vais alors légèrement changer l’ordre des choses.
Une fois l’esche mise à l’hameçon, j’agraine, puis, je pose rapidement la ligne dans la pluie de gozzers en essayant qu’elle touche assez bruyamment la surface de l’eau.
En effet, les carassins sont des poissons craintifs et versatiles mais ils sont aussi très curieux. Ils ne sont pas insensibles au bruit provoqué par la tombée de la ligne sur l’eau.



V   Une pêche difficile : Malgré ces ajustements, la deuxième heure est un véritable calvaire. Les carassins ne mordent pas, seuls les petits gardonneaux sont en activité. Souvent je ramène une chaussette sans avoir vu la touche. Je commence alors à rappeler à l’amorce avec mon reste de fouillis et descends le flotteur de 40 cm afin de faire monter les plaquettes entre-deux eaux. Les touches sont nombreuses mais la taille des prises n’y est pas. Les gardonneaux ne dépassent pas les 10 g et je prends seulement deux plaquettes d’une centaine de gramme. Sur le fond, les chats sont bien difficiles à faire mordre également. Pas de quoi rivaliser avec les deux ou trois pêches de carassins de certains concurrents dont j’ai écho par les commentaires de « radio-berge ».
Souvent je ramène une chaussette sans avoir vu la touche.

Retour aux bases : Dès lors, je reviens sur ma pêche initiale et me concentre sur les carassins. Le scénario peut alors reprendre : agrainage, positionnement de la ligne, descente de l’esche et … touche ! Aussi près des obstacles, il ne faut pas hésiter à tirer sur le poisson en force et le ramener dans une zone moins encombrée pour le travailler en sûreté. Durant la dernière demi-heure de ce concours de trois heures, je prendrai quatre autres carassins dont deux qui avoisinent les 800 g. Des poissons magnifiques avec la particularité d’avoir de belles couleurs orangées sur les flancs.

V   Résultats étonnants :
Au moment de la pesée, je suis surpris d’apprendre que j’ai 4300 points pour 7 carassins et quelques plaquettes et gardonneaux.
Je termine second derrière Jean-Marie Thibaud, qui accuse 5100 points, soit un beau carassin de plus que moi.
Mon erreur ici est de ne pas avoir su rester sur ma tactique de départ, de ne pas y avoir suffisamment cru.
Comme quoi, dans la pêche comme ailleurs, il faut croire en sa stratégie et s’y tenir jusqu’à la fin.
Ce canal est un parcours très intéressant à pêcher car il faut savoir trouver la bonne technique adaptée à la bonne tactique. Il possède une richesse piscicole vraiment exceptionnelle.
C'est d'ailleurs sur le parcours de Ballon, qu'en octobre 2005, j'ai réalisé la plus grosse pêche de ma vie de pêcheur : 32,5 kilos de carpes et de carassins en 5 heures, mais ce mois d’août 2007 n’était pas le jour d’un nouveau record…

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