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J'IRAI PECHER CHEZ VOUS
10 - LE CANAL DE LA ROBINE A NARBONNE

b NOEUDS LES BONNES AFFAIRES
Le matériel de pêche présente la particularité d'être spécifique et les combinaisons infinies, selon le poisson recherché et la technique privilégiée, ce qui peut rendre la pêche complexe de prime abord.
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  LE CANAL DE LA ROBINE A NARBONNE
A Narbonne, les carpes sont en ville !
Dans le canal de la Robine, sous la célèbre cathédrale des frères Just et Pasteur, les pêcheurs au coup traquent des carpes de 10 kilos à la grande canne. Une pêche tactique très subtile avant le rush des « bourrues » prises au piège.
Rencontre avec Benjamin fruit et ses amis.

La promenade des barques…
Nous ne sommes pas venus pour faire du tourisme, mais il est vrai que les rues nous invitent à musarder.
A droite de l’Hôtel de Ville, des ruelles en pavés d’autrefois nous mènent aux portes du Cloître. Sur la place, les marchands ambulants vendent pêle-mêle poissons et brocante.
C’est vif en couleurs, chatoyant en diable.
Les filles sont jolies et quelques jupes courtes au-dessus de longues jambes gainées de cuissardes nous annoncent déjà les beaux jours.
Nous sommes mi-février et pourtant déjà il fait chaud.
Le printemps est en avance cette année et les oignons n’auront pas de grosses pelures disent les anciens.  Allons vers l’eau, vers le canal de la Robine. Un long canal, tranquille, fend la ville sur toute sa longueur.

Suivant son tracé, il est en certains endroits plus ou moins largeComme à Venise, il s’engouffre parfois sous les arches des maisons pour réapparaître plus loin, calme, langoureux sous les Halles, plus large et animé au parking Pasteur. Encore plus en aval, sous le théâtre il s’élargit et ses berges deviennent herbeuses. Moins de béton, plus de tendresse.
La Robine était autrefois le passage de l’Aude.
Après des « travaux romains » elle permettait au port de Narbonne d’accéder plus facilement à la navigation. le canal est devenu aujourd’hui une branche latérale du canal du Midi. Cette rivière détournée par la réalisation d’un barrage à
Sallèles d’Aude permet de faire la connection entre l’Aude et la Méditerranée et le bras remonte naturellement dans les étangs de Capestang.
A partir du port de La Robine, le canal mesure près de 32 km.
Peste ! Les pêcheurs ont de quoi faire.
Ainsi, grâce à ce canal qui passe encore aujourd’hui en ville, "les péniches » remontent  le lit de l'Atax canalisé, jusqu'aux murs de la ville. Le quai bordé de gradins en pierres de taille qui signe à cet endroit la fin de la navigation fluviale a donné son nom à ce quartier de Narbonne « la Promenade des Barques ».

 

C’est aux pieds de la Cathédrale que nous sommes accueillis par trois compétiteurs locaux qui vont nous faire découvrir « les carpes de Narbonne ».
Eh oui, ici les carpes sont en ville !

Les acteurs sont sur le quai.
C’est dans ce secteur peu large, à quelques mètres de la Cathédrale que se déroulera la cession.
Nous faisons connaissance avec les compétiteurs pendant qu’ils installent le matériel.
Benjamin Fruit est le plus jeune; c’est lui qui nous a invité sur ce quai. Son «papy », Jacques, l’accompagne, le conseille au mieux et joue le reporter
photographe pour immortaliser cette rencontre.
En aval, presque sous l’arche, Jean Pascal Cortez, concepteur de jardins d’agréments, est un virtuose de l’installation rapide.
Il semble nonchalant mais, tout est en réalité prêt en un rien de temps.
Il est très vite prêt à en découdre, sûr de sa tactique. Sa préparation est bien huilée et il est réellement confiant " nous allons faire une belle pêche " lance-t-il à ses collègues.
Plusieurs passants, curieux, s’arrêtent puis reprennent leur route ; affairés qu’ils sont par l’urgence de la vie…

  NARBONNE

narbonne  

Plus en amont, André Wissocq ouvre son fourreau et place sa station à fleur d’eau.
C’est un «tch’i» déraciné venu au soleil : "J’suis de Dunkerque… Bourbourg plus exactement et j’ai découvert récemment la pêche des carpes à la grande canne". Un large sourire d’enfant éclaire le visage de ce nouveau retraité : "je ne connaissais que les petits gardons de l’AA, entre Gravelines et Grand Fort Philipe. Alors ici, « fan de tch’i », c’est le Paradis "
Il semble vraiment pressé d’en découdre et il dispose amoureusement son matériel tout neuf, issu de la gamme Colmic. Chaque chose à sa place et chaque place à sa chose…

Des graines, des appâts, des pellets et des croquettes !
Pendant que Benjamin prépare son amorçage il explique sa pêche :< les carpes se tiennent généralement à ras des murs, juste à la petite marche submergée.
Elles aiment se positionner à cet endroit aussi bien de notre côté qu’en face, été comme hiver>.
Pendant ce temps Jean Pascal a déjà commencé son amorçage à 1 mètre du quai d’en face, à 10 mètres exactement de son panier siège.
Pas de farines, que des graines, mais nous allons contrôler aussi cela sur la desserte de Benjamin.
D’abord il rince le maïs en le vidant dans son épuisette à fines mailles » et par quelques plongées rapides à fleur de la surface, il élimine le sucre et l’amidon < c’est moins bon quand ça pègue ! > (poisse).
Bien ressuyés, Benjamin dispose les grains dans une récipient sans couvercle : <chaque agrainage à sa propre boîte et c’est seulement dans la coupelle que nous mélangerons ensemble les graines, les appâts, les pellets et le Baby Corn.
Ceci permet de moduler avec tel
ou tel appât suivant l’inspiration du moment ou de s’adapter à la boulimie des poissons>
Nous dressons alors l’inventaire des autres boîtes : le maïs ressuyé, des pellets « Carp Pellets » de 2mm, des pellets 4mm « Exuded » non pressés mais riches en huile, des asticots, des pellets de Baby Corn et du blé germé.


Les asticots sont préalablement dégraissés avec de l’amorce brème canal Rameau puis collés au Maggot’fix à l’aide d’un petit pulvérisateur qui permet de doser exactement la quantité d’eau nécessaire.
En quelques minutes de petites boulettes d’asticots sont prêtes.
Le blé a été cuit il y a trois jours : 250 grammes de blé pour 100 grammes de sucre, le tout jeté dans l’eau bouillante.
Dès que les grains éclatés ont laissé apparaître le germe, la préparation a été ôtée du feu pour être mise à reposer toute une nuit.Au matin Benjamin a rincé les graines pour ôter le sucre. Il sourit et répète avec un sourire malin : <faut pas que çà pègue !>
Des lignes prêtes à tout ! Jean Pascal a déjà un poisson !
Une belle carpe de 7 à 8 kilos qui est venue se prendre sur un demi Crolic.
<Elles se prennent pour des toutous> lance-t-il joyeusement
La canne plie, l’élastique se tend sur au moins 5 mètres. Le poisson veut s’échapper de ce secteur et d’un coup de caudale énergique prend la tangente, vers l’obscurité du porche.
Rien n’y fait J. P tient bon et prend même un malin plaisir à ne pas se préoccuper visiblement des divers agissements du poisson.
Il contrôle les coups de tête, la canne haute, l’avant-bras bien collé au talon, posé sur le genoux et il discute avec moi sans même regarder les ébats du poisson. <J’ai une ligne en 22 Ø direct et un hameçon Drennan n° 8. Mon flotteur est un Napoli de 1 gramme et l’élastique un Crazy Hollow Elastic de 2.20 Ø> .
Je ne crains rien dit-il amusé par les tergiversations du poisson qui refuse l’épuisette. A la fin, vaincue, la carpe se rend en se couchant sur le flanc.
Un nouveau pêcheur, Benjamin Lefebvre, est venu à la rescousse et remonte la poisson : 7.650 kg au peson.
Belle prise.
Sur le quai d’en face un nouvel ado, la visière sur la nuque, interpelle un copain de la petite bande qui s’est rassemblée devant le spectacle : <t’as vu le type.. il a fait une grosse truite !>.Eclats de rires des pêcheurs…
La bande passe son chemin sous quelques railleries du style « t’en es content du poisson carré avec les yeux dans les coins ? >
Ah si jeunesse savait et si vieillesse pouvait…

 

narbonne
 

narbonne   Benjamin préfère le maïs.
Je profite de cet intermède pour vérifier la liste des appâts utilisés par Jean Pascal. A part le Frolic l’inventaire est le même que celui de Benjamin vers lequel je me dirige. Il reste persuadé que son amorçage de graines de maïs est une bonne solution : <les carpes sont plus en aval, mais en agrainant régulièrement àla fronde je vais les faire remonter jusqu’à moi>. Une touche franche semble lui donner raison. La ligne se tend, le poisson sonde puis tente de fuir vers l’aval puis vers l’amont, mais le pêcheur tient bon !. La canne semble plus souple et l’élastique file et s’étend d’au moins 8 mètres. Benjamin commente la bagarre et me signale qu’il pêche sans le scion. < Sur ce genre de poisson, il est inutile de couper le scion, autant ne pas en mettre>. Le grand-père fait des photos pendant que les copains l’encouragent. L’un d’entre eux tient l’épuisette. Après quelques minutes d’une lutte sans merci, le poisson se rend : 6, 800 kg. Jolie prise ! Nous faisons quelques photos et le poisson retourne à l’eau, dans une très longue bourriche, en attendant la photo finale.
La ligne utilisée par Benjamin ressemble beaucoup à celle de Jean Pascal. Il profite de cet instant de répit pour nous montrer le système d’attache pour la ligne à l’élastique.Pour ce faire il prend 2 morceaux d’élastique en 25Ø de couleurs différentes qu'il relie à l’élastique interne et attache la ligne par une boucle à deux noeuds.
C’est simple, rapide, efficace.

narbonne

 

Jean Pascal fait son festival à la canne
Toujours un peu plus bas en aval, J.P poursuit sa pêche.
Blagueur, railleur, il invite Benjamin à se mettre à la croquette pour chien <tu devrais y goûter, c’est super bon !>. Pour l’instant rien n’y fait et Benjamin, agraine toujours le maïs et surveille son bouchon pendant que J.P sort des poissons.
Agaçant !
De son coté, André a été obligé de s’absenter et il a perdu près de deux heures et son l’amorçage initial… Néanmoins, il fait de belles coulées, tendant la ligne, relâchant, bloquant. Un arrêt et il relâche.
C’est bien fait mais seules quelques feuilles mortes font «tracheler» le flotteur.
Ca peste, grince, rébousse, repotegar. Tous les mots de la région y passent, mais pas plus de touches pour cela. Benjamin change de fauteuil, laisse tomber le maïs pour les granulés pour « chien-chien à sa mémère » et touche enfin quelques « mémères » au Frolic. Il rit du jeu de mot.
D’autres amis sont arrivés et chacun attend son tour pour prendre du poisson. Un vrai festival de carpes.Il est bientôt l’heure de replier le matériel. La preuve a été faite, il est parfaitement possible de faire de très belles pêches de carpes dans le centre ville de Narbonne, et à la grande canne qui plus est.

 

NARBONNE  
Photo finale pour les acteurs et les actrices (bien malgré elles) et nous nous quittons sur une franche poignée de mains avec la promesse de se revoir sur un autre secteur, avec d’autres pêcheurs, pour une pêche encore plus folle de 72 heures ! Donc à suivre…
Renseignements :
Office du tourisme
31 rue Jean Jaurès
11100 Narbonne
Tél. 04 68 65 15 60
info@narbonne-tourisme.com

www.narbonne-tourisme.com
La pêche dans l’Aude
Fédération de l'Aude pour la Pêche
et la Protection du Milieu Aquatique
3, chemin de Serres - 11000 CARCASSONNE
Tél. 04 68 25 16 03 - Fax 04 68 25 67 73
fedepeche11@wanadoo.fr
www.aude-peche-loisirs.com

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